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Dans la routine de Charles Bonnet

Texte Matthieu Morge-Zucconi
Photos Yves Mourtada

Le décorateur pour Ralph Lauren parle moustache américaine, tenue de cow-boy, et livres.

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Quand on pénètre chez un décorateur, on s’attend forcément à en prendre plein les yeux. L’appartement parisien de Charles Bonnet, décorateur pour la marque américaine Ralph Lauren, ne déçoit pas : meublé avec goût, il est impeccablement refait et très chaleureux - et très bien doté en livres, avec sa grande bibliothèque. Assis sur un fauteuil de famille, Johnny Cash en fond sonore, l’homme nous parle moustache américaine, tenues de cow-boys et, évidemment, Ralph Lauren.

Bonjour Charles, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Charles Bonnet, j’ai 32 ans et je suis décorateur pour Ralph Lauren : un titre ronflant, mais prenant dans la vie de tous les jours ! Je suis aussi père de 2 enfants, marié depuis 7 ans.

Ça consiste en quoi ?

C’est un très bon job, avant toute chose. Il s’agit de faire la maintenance et le bon suivi des boutiques Ralph Lauren : les mannequins, le décor, l’usure des tapis, des lustres… L’objectif, c’est que l’expérience client soit la meilleure possible. Je m’occupe en priorité des trois boutiques parisiennes, mais j’ai aussi été amené à travailler sur celles de Londres, de Munich, de Milan, et même des Hamptons. Je fais partie du creative service de Ralph Lauren. Cela fait 6 ans que j’y suis.

Comment es-tu venu à cette carrière ?

C’est étroitement lié à mon background familial, à vrai dire. Ma mère souhaitait être décoratrice, un métier jugé pas assez chic à l’époque pour mes grands-parents. Elle a donc fait autre chose, tout en rêvant d’ouvrir un jour sa librairie. Un jour, elle l’a fait, et a ouvert une librairie à Fontainebleau. J’ai eu la chance d’être éveillé par ces livres, mais aussi par des parents très différents : ils m’ont montré qu’il y avait du cool dans chaque chose, de Johnny aux vieilles maisons aristocrates anglaises. On ne m’a pas élevé dans une doctrine du bon goût. Mon père étant passionné de nouvelles technologies, j’ai eu accès à Internet très jeune, ce qui m’a donné envie de faire un métier créatif. J’ai fait STT au lycée, avec une option publicité qui m’a ouvert la voie d’une école de pub. Je ne me reconnaissais pas dans ce milieu donc j’ai pris le temps de réfléchir en travaillant à la librairie familiale. J’ai ensuite trouvé une formation à la CCI de Paris, en visual merchandising. Puis je suis entré en stage chez Marithé+François Girbaud.

Combien de temps as-tu passé là-bas ?

J’y ai passé 7 ans, jusqu’à devenir responsable identité visuelle monde. Pendant les 4 dernières années chez eux, je passais des entretiens chez Ralph Lauren car je suis amoureux de la marque depuis mon plus jeune âge. Je n’en partirai jamais - sauf si on me fout à la porte (rires).

Aujourd’hui, comment s’organisent tes journées - tu as un bureau ?

Je suis principalement en boutique : 80% de mon temps est passé dans le 6ème, à la boutique Ralph Lauren de Saint-Germain. Là-bas, je travaille sur le choix des fleurs, des vases, réajuster les tapis, un peu sur les mannequins également… Les voyages dépendent des impératifs familiaux. La priorité, c’est mes enfants et ma femme. Ralph vient ensuite.

Comment ta vie de père rythme-t-elle ton quotidien ?

La famille est le socle dont j’ai besoin pour évoluer correctement. Ma femme s’occupe principalement de ma fille, qui est encore petite, et moi plutôt de mon fils. Je me réveille vers 6:50, 7:00 : c’est lui qui me réveille. On fait un câlin, on discute, puis à 7:10 je saute sous la douche. Elle commence bien chaude, et finit plutôt froide. J’y utilise le gel douche Cèdre - Feuille de sauge car je trouve qu’il sent super bon. Je l’utilise aussi pour mon fils. J’utilise également le nettoyant visage Horace. Sa couleur est déconcertante la première fois, la texture est très agréable et il laisse ma peau douce. Je lave peu mes cheveux, car ils sont plutôt secs. D’ailleurs, j’utilise surtout des shampoings de pharmacie, mais le shampoing Horace plaît beaucoup à mon fils ! Ensuite, je me rase, je m’habille, et puis on part à l’école. Je vais ensuite au travail avec la ligne 1. Je sais à quelle heure je commence mais pas à quelle heure je finis : je travaille jusqu’à ce que le travail soit fini. Ma journée est assez souple. Il faut simplement que le travail soit fait.

Tu portes la moustache. Ça fait longtemps ?

Depuis que j’ai 22 ans, donc ça fait 10 ans - comme ma coupe de cheveux d’ailleurs. On m’appelle le mec aux moustaches ! Mon père, mon grand-père portent la moustache. J’ai une relation particulière avec mon grand-père maternel, je lui ressemble beaucoup - j’ai opté pour la moustache pour lui ressembler encore un peu plus. La moustache que je porte, on l’appelle la moustache américaine - elle est assez courte, similaire à celle que porte Brad Pitt dans Inglorious Basterds. J’ai testé beaucoup de choses, mais c’est ce qui me va le mieux !

Tu te rases régulièrement, pour l’entretenir, j’imagine ?

Pas tous les jours, mais tous les deux jours : le lundi, le mercredi et le vendredi. J’utilise un rasoir que m’a offert ma femme, un très bel objet. Ensuite, j’utilise un produit Proraso, depuis toujours. J’évite de manger avant, afin de ne pas faire monter le sang dans les joues. Ça permet d’éviter les coupures.

Comment on obtient une bonne moustache ?

Je conseille de laisser pousser une barbe, puis de raser afin d’avoir une bonne moustache. Ça évite d’avoir à passer par le moment intermédiaire, un peu comme le duvet, pas forcément très joli. Après, pour l’entretien des moustaches, il y a deux écoles. On peut le faire au ciseau, comme le faisait mon grand-père, mais moi je le fais au peigne et à la tondeuse. C’est plus simple.

Tu portes la moustache, comme ta coiffure, depuis 10 ans. Comment entretiens-tu tes cheveux ?

Je serais très mauvais en #10yearchallenge : j’ai la même femme, la même coiffure, la même moustache, le même look. La seule chose qui a changé, c’est que j’ai maintenant des enfants. Pour les cheveux, depuis 9 ans, je vais chez Alain Maître Barbier. Certains diront qu’il est pédant et cher, mais c’est le dernier vrai barbier de Paris. Il y a quelque chose d’agréable à aller chez lui. Je n’ai jamais entendu un téléphone sonner, par exemple. Il met du classique à telle heure, du jazz à telle autre, deux styles que j’adore. Il sait exactement ce que je veux. Je ne retrouve pas ça ailleurs - c’est un luxe, de pouvoir s’asseoir sans réfléchir. Il m’est même arrivé de m’y endormir !

Quand on travaille chez Ralph Lauren, j’imagine qu’on a accès à beaucoup de vêtements. Tu as une grande collection ?

J’en ai beaucoup, oui. Heureusement que mon dressing a des rideaux et pas des portes car ça ne fermerait pas. J’adore les beaux vêtements, et je possède 90% de Ralph Lauren. J’ai la chance de travailler dans une marque qui fait des supers produits. Je ne fais pas d’achat futile, compulsif : je n’achète que de la qualité. L’avantage, c’est que l’offre est si grande chez Ralph que je peux un jour m’habiller en cow-boy, un jour être un banquier, un jour être plus workwear. Si je ne sais pas comment m’habiller, j’enfile un chino, une chemise oxford et un blazer. Tout simplement. J’ai une théorie avec mon ami Gauthier Borsarello : il faudrait avoir 14 costumes, 7 d’été et 7 d’hiver, et ne plus jouer qu’avec les cravates et les chemises. J’aimerais avoir ça car ça m’éviterait de me prendre la tête ! La réalité est que je porte quasiment tout ce que j’ai, ce qui rend très compliqué tout tri.

Tu me parlais toute à l’heure des livres. Tu as une grande bibliothèque. Tu t’y plonges souvent ? Ça t’inspire dans ton travail ?

Les livres sont essentiels pour moi. J’encourage beaucoup Louis, mon fils, à s’y référer lorsqu’il veut se renseigner sur des choses. Par exemple, j’ai des livres sur Ralph Lauren, évidemment, sur un personnage fascinant, le Duc d’Aumale, qui a reconstruit le château de Chantilly et possède une incroyable collection de peinture privée, ou sur les Indiens car j’adore le western et je suis fasciné par leurs tribus. Mes livres m’aident à rester curieux et inspiré.

Tu déconnectes souvent du travail ?

Jamais. Enfin si, en vacances. Je suis à 100% dans tout ce que je fais. Après, si je reçois un message important, je réponds tout de suite - même si je suis en train de jouer avec mon fils. Mieux vaut expliquer que l’on répond juste à un message : les enfants comprennent.

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