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Le génie capillaire de Snoop Dogg, en 8 coupes

Texte Gino Delmas
Photos Droits réservés

Le meilleur rappeur du hair game.

« Mad dogging ni**as cause I don't care, red jumpsuit with two braids in my hair. », Murder Was The Case

La liste des légendes du rap capables de claquer une punchline en parlant de leur coiffure est tellement courte qu’elle se résume à une seule personne : un certain Calvin Broadus Jr, alias Snoop Dogg. Depuis ses débuts dans le sillage de la clique NWA et Dre à la fin des années 1980, casquette Long Beach vissée sur ses bouclettes d’ado, jusqu’à ses locks actuels, le rappeur a expérimenté à peu près toutes les options offertes par le cheveu noir. Afro ? Check. Brushing ? Check. Tresses ? Évidemment, check. Sans en faire des caisses dans un milieu où chacun soigne ses tifs mais n’en parle pas dans ses lyrics, Snoop n’a eu de cesse de jongler entre les coupes - en étroite collaboration avec la coiffeuse Tasha Hayward, originaire de Long Beach comme lui.

Aujourd’hui plus discret sur la scène hip-hop, il arbore des dreadlocks quasi continuellement depuis 2011. Invité en juillet à parler tif au Beautycon de Los Angeles, il y a confié quelques uns de ses tips capillaires, comme celui de nouer un foulard en soie autour de la tête la nuit pour protéger ses cheveux et cajoler ses edges, ajoutant que « le cheveu fait partie de l’uniforme de l’artiste, c’est mon accessoire préféré, et il doit être impeccable ». On peut donc avoir vendu 35 millions d’albums dans le monde, avoir été une figure du gangsta rap californien et être un esthète du cheveu. La preuve par 8.

Les bouclettes naturelles

C’est la coupe originelle. Celle que les tempes et la nuque laissaient deviner sous la casquette que portait Snoop quand il posait ses premiers couplets en studio à 19 piges pour le groupe 213 - le code postal de Long Beach - composé de son cousin Nate Dogg et de son pote Warren G. Celle aussi que le rappeur a choisi en 2017 pour orner la pochette de son 15ème album, Neva Left. Ces frisouilles avaient le vent en poupe à l’époque, puisque l’enfant terrible de NWA, Eazy-E, les arborait fièrement sous son inamovible casquette noire. Snoop fait d’ailleurs référence à cette coupe avec tendresse dans Santa Claus Goes Straight to the Ghetto, en 1996 : « It's Christmas time and my rhyme's steady bumpin'. Everybody happy, hair still nappy, Gonna steal a gift for my old grandpappy. »

Les tresses plaquées

Les fameuses cornrows. Que ce soit en 1992 pour la tournée de promo de l’album The Chronic avec Dre, en 1993 quand l’album raflait tous les prix, ou régulièrement pendant les 2 décennies suivantes, les tresses plaquées étaient souvent de la partie sur la tête de Snoop. Parfois couvertes d’un durag ou d’un béret, certes, mais toujours impeccablement tressées. S’il en a été l’un des premiers ambassadeurs mondialement connus, Snoop a rapidement été rejoint par la teigne de Philly Allen Iverson, qui lui aussi avait la tresse plaquée créative et les portait crânement sur les parquets de NBA. Deux légendes qui ont posé le statut des cornrows.

L’afro

1994. « Rock on with your bad self » répondait Snoop Dogg à la rappeuse Lady Of Rage sur le refrain de la chanson Afro Puffs, quand celle-ci lâchait « I rock rough and stuff with my afro puffs », extraite de la BO du film Above The Rim. La même année, Snoop Dogg se pointe aux American Music Awards avec une afro magistrale. Il chante son « Gin & Juice » et son pote Dre rafle le titre d’artiste rap hip-hop de l’année. Le duo rayonne alors à plein sur le rap outre-Atlantique. Le Californien confiait cet été que l’afro était de loin sa coupe préférée. Demandant une certaine et fastidieuse préparation, elle n’est pourtant pas si souvent de sortie.

Les boucles travaillées

« Mon game capillaire est légendaire et était toujours en place. (…) Il y a notamment eu des moments où je me suis clairement démarqué. Comme quand j’ai débarqué avec les boucles à la Shirley Temple dans la video de Next Episode – personne n’avait jamais osé ça dans le rap game. En me l’appropriant à la manière pimp comme je l’ai fait, j’ai ressuscité Shirley. » En effet, dès les premières années de sa carrière, le pape du G-Funk n’hésite pas sortir des sentiers frayés par ses confrères rappeurs, qui naviguent entre boule à zero, high top et tresses. Le cheveu s’exprime à coups de boucles généreuses, la vibe est seventies et Snoop cisèle son style unique dans le rap game.

Les pigtails tressées

Elles étaient les stars du vers cité au fronton de l’article. Ce sont celles qu’il porte dans le clip de Murder Was The Case, une des chansons de la BO 100% West Coast du court métrage du même nom réalisé par Dr. Dre en 1994. Partant de l’arrière de la tête ou des côtés, venant par lot de 2 ou de 4, les pigtails ont fait office de valeur sûre pour Snoop Dogg au cœur de sa carrière quand il enchaînait les succès commerciaux de Doggystyle, Tha Doggfather ou Da Game Is To Be Sold, Not To Be Told. Tressées la plupart du temps, ces pigtails ont campé dans les années 1990 et le début des années 2000 la coiffure gangsta californienne qui dépassait de la casquette, du durag ou du bandeau.

Le brushing

Au tournant des années 2000, Snoop Dogg troque petit à petit son image de gangster pour celle de pimp. C’est alors qu’il campe Huggy les bons tuyaux à l’écran, multipliant par ailleurs les clins d’œil aux coiffures seventies. Le brushing est toujours imposant, et le style vestimentaire suit : au programme, velours, capes colorées, cannes et grands chapeaux sous lesquels se cachent un brushing impeccable. Superbe.

La queue de cheval

Libre, tressée, texturée, bouclée, la queue de cheval est toujours peignée et nouée au millimètre quand le rappeur s’y colle. À propos de son style unique, il rembobine et se souvient pour Fader du meilleur conseil stylistique que lui avait filé son oncle June Bug : « Fuck it up ». Du grand art qui rappelle que sa légende s’est bâtie sur l’originalité de son flow et son attention aux détails.

Les dreadlocks

En 2011, le Dogg s’apaise et sa frénésie de coiffures suit le mouvement. Le rappeur se pique de culture jamaïcaine, amorce un éphémère changement d’animal totem et se fait appeler Snoop Lion. Dans le même temps, il adopte les locks qu’il n’a plus lâchés depuis, même s’il a varié les types et les longueurs. Après presque 30 ans de carrière, le rappeur est toujours là, et son audace capillaire reste inégalée dans le rap game. Tout simplement.

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