Dans la routine de… Julien Jabre

Dans la routine de… Julien Jabre

Entretiens

Photos D.R.

Texte PAJM

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Martin Solveig, Nicki Minaj, Madonna, Black Coffee… Voilà quelques grands noms de la musique que Julien Jabre peut se vanter d’avoir sur son C.V. Le producteur de musique franco-libanais parle à Horace de ses passions, de sa jeunesse et des soins qu’il adore.

Sa voix rauque dénote avec son sourire vif. Julien Jabre, quadra parisien, a laissé son empreinte groovy sur les disques de plusieurs artistes reconnu.e.s. Il a également produit des musiques pour des long-métrages tels que Aux Yeux de Tous de Cédric Jimenez. Figure de la French Touch, il parle à Horace de ses habitudes de soins et évoque les grandes étapes de son parcours. 

Qu’est-ce que tu fais pour prendre soin de toi ? 

Pour moi, ça passe en priorité par la bouche. J’essaye de manger des choses saines qui font du bien au corps et à la tête. Je bois beaucoup d’eau. J’utilise depuis longtemps un gel à l’aloe vera pour m’hydrater la peau et du savon d’alep. Et là, je me mets à la routine visage Horace. 

Tu as adopté le look “crâne rasé” depuis longtemps… 

Depuis 25 ans exactement. Parce que c’est plus simple et que ça m’évite de passer trop de temps devant le miroir le matin (rires). J’ai les cheveux bouclés, frisés et ils ne sont pas les plus faciles à coiffer. J’ai trouvé la solution pour moi.

 

 

Quel a été le déclic avant de te lancer dans une carrière musicale ? 

Depuis tout petit j’adorais la musique. Je chantais… Enfin, je gueulais ! Je dansais tout le temps. A 13 ans, j’ai découvert les premiers sons qui m’ont marqué comme French Kiss de Lil Louis. J’ai compris que je voulais faire ça de ma vie. 

Tu produis aussi des musiques de films. Comment en es-tu arrivé là ? 

J’ai commencé par être DJ dans les années 90, et faire de la musique de club pour danser. Et surtout de la musique House. J’adorais ça, c’est ce que j’écoutais. Je dansais beaucoup à l’époque aussi. Le genre a ensuite évolué, il a beaucoup changé et je ne m’y suis plus reconnu. Ça devenait de moins en moins mélodique, les harmonies s’en allaient. Moi, j’ai besoin d’avoir le frisson, une voix qui me procure des émotions. Je m’en suis donc éloigné. J’ai aussi eu envie de découvrir un autre univers.

Quelle est la particularité des musiques de films ? 

Les musiques de films sont intéressantes car on ne commence pas sur une page blanche. On a un cadre défini par le scénario, par la réalisation. C’est une autre manière de travailler. C’est un gros challenge à chaque fois pour moi et c’est ce qui me plaît. 

 

 

Quelles sont tes inspirations aujourd’hui ?

C’est une super question car aujourd’hui je me suis un peu éloigné de ce qui se passe en club. J’ai beaucoup évolué depuis mes débuts, dans mes goûts, dans les artistes qui me touchent. Je pense par exemple à FKA Twigs. Je crois qu’aujourd’hui, c’est ma chanteuse préférée. Elle m’a bien bouleversé ! Elle a de la maîtrise, de la fragilité et beaucoup d’authenticité. J’aime beaucoup aussi Khruangbin. C’est un groupe du Texas qui fait du rock psychédélique mélangé à de la funk. C’est virtuose ! 

Tu as aussi travaillé avec Virgil Abloh, le créateur et DA de Louis Vuitton, récemment décédé. Comment s’est passée cette collaboration ?

Un jour j’ai reçu un message du manager de Black Coffee, avec qui j’ai collaboré sur un morceau. Il venait de signer Virgil Abloh dans son agence. Virgil commençait son activité de DJ et il avait envie de collaborer avec des producteurs. C’est venu comme ça. Il avait plein d’idées tout le temps. C’était un processus très créatif et intéressant. Comme lui.