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Pourquoi personne ne croit à votre bronzage de septembre

Texte Vadim Poulet
Photos Droits réservés

Mieux vaut parfois se faire porter pâle.

Vous vous félicitiez de votre décision de partir en week-end au soleil en plein milieu du mois de septembre. Mais, en revenant, votre bronzage n’a suscité aucune admiration chez vos collègues, et vous avez même été la cible de remarques suspicieuses. Explications.

Le mois dernier, nous vous expliquions comment réussir l’exploit de conserver votre bronzage lors de la reprise du travail. Nos lecteurs zélés auront suivi nos conseils et seront passés inaperçus : leur teint frais, uniforme et hâlé n’a jamais provoqué la stupeur de leurs collègues qui leur ont simplement trouvé la mine radieuse et la forme olympique que confèrent une exposition maîtrisée au soleil, des exfoliations régulières et quelques parties de beach-volley.

Une mauvaise idée

Si votre bronzage s’est estompé, et que vous êtes envieux du teint d’un de vos amis, il est important que nous intervenions avant que le drame n’advienne. En effet, il n’y aurait rien de pire que de céder à l’envie et de partir en week-end dans le seul but de revenir bronzé.

Tout d’abord, cet objectif ne pourrait être atteint qu’au prix de sacrifices évidents dès le lundi suivant : quand bien même vous auriez évité l’erreur de faire une cure de compléments alimentaires pour préparer votre peau au soleil, il sera évident à quiconque vous verra que vous avez passé vos journées à lézarder sous les UVs, le corps recouvert de graisse à traire ou de monoï pour parvenir à ce résultat. Il est superflu de revenir sur les dangers pour la santé d’une exposition prolongée au soleil : vous les connaissez, et vos collègues aussi. Ils savent par ailleurs que logistiquement, votre bronzage flirte avec les limites des lois de la physique.

Une mauvaise publicité

Le bronzage express vous révèle donc sous votre plus mauvais jour, celui de la superficialité. L’objectif de vos quarante-huit à soixante-douze heures d’escapade n’est pas de vous hâler, mais de vous détendre. Si, en passant, vous pouvez en profiter pour brunir un peu, tant mieux. Mais revenir bronzé d’un week-end de septembre ressemble de plus en plus à une faute de goût, et votre look de BHL oisif et en vacances permanentes n’est pas aussi punk que la version de Jim Jarmusch.

De mauvaises solutions

C’est que votre entourage n’est pas dupe. Il sait que malgré votre alimentation riche en bêta-carotène, votre bronzage n’a rien de naturel. Et c’est là qu’il pourrait vous le faire payer. Car en matière de hâle comme en tout, les solutions artificielles n’ont rien d’élégant, et sont propices aux moqueries. Récapitulons :

Les cabines à UV sont cancérigènes. Les UVA et UVB, même en exposition courte, augmentent le risque de cancer de la peau, et les cabines vous soumettent à un niveau de rayons supérieur à celui de la plage aux heures les plus chaudes de l’été.

L’autobronzant n’est pas aussi dangereux que l’Agent Orange, mais il a toute aussi mauvaise réputation. Comme les déodorants alcooliques, il tâche vos chemises. Tous les deux trahissent un choix douteux en matière de grooming, le premier à cause de la réaction provoquée par la rencontre de l’alcool et de la sueur, le second en déteignant sur le col de votre chemise blanche. En outre, l’auto-bronzant ne disparaît pas de manière uniforme, mais avec un effet zébré qui accentue le manque de naturel de votre bronzage.

Et pour ce qui est des solutions alternatives, comme par exemple, le gel-douche ou les lingettes autobronzants, leur simple évocation devrait vous exposer à un ridicule tel que vous n’opterez désormais plus que pour les congés en Bretagne. Ce qui serait dommage.

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