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Dans la routine de Sylvain Ventre

Texte Matthieu Morge-Zucconi
Photos Louis Canadas

Le co-fondateur de Willie Beamen nous parle reconversion sportive, publicité et surf.

“Le rasage pour moi c’est simple, il me faut dix ans pour faire pousser une barbe !” s’amuse Sylvain Ventre lorsqu’on le questionne sur ses habitudes de soin. À 35 ans, Sylvain a déjà connu plusieurs carrières, et, on peut le dire, plusieurs vies : celle de sportif professionnel, mais aussi celle de publicitaire. Pour le Groupe Lagardère d’abord, puis pour Willie Beamen, l’agence qu’il a cofondée. Il nous a reçu chez lui, à deux pas de la Tour Eiffel, pour nous raconter son quotidien de chef d’entreprise, sa vie d’ancien sportif et sa passion pour le surf (qu’il ne pratique évidemment pas à Paris).

Comment on passe de sportif de haut niveau à cofondateur d’une agence de publicité ?

J’étais joueur de handball professionnel, en première division, à Nîmes où j’ai fait toute ma vie de handballeur, de 7 à 28 ans. En marge du hand, j’ai continué mes études, ce qui m’a offert en quelque sorte le choix d’une reconversion. À un moment, alors que j’avais l’impression d’avoir fait le tour de mon sport, j’ai eu l’opportunité de faire l’ESSEC dans de bonnes circonstances. Le sport de haut niveau, c’est une bonne formation car il y a une vraie exigence, une vraie rigueur. Niveau management, gérer un vestiaire de 20 mecs testostéronés ça t’offre des clés pour gérer les conflits en entreprise.

Aujourd’hui, Willie Beamen, ça représente quoi en chiffres ?

Environ 20, 30 personnes travaillent chez nous. Ce chiffre évolue en fonction des freelance qui nous rejoignent sur des missions ponctuelles. L’entreprise a été fondée il y a 4 ans, et nous sommes 4 associés fondateurs. Nous venons tous du sport.

Tu as commencé à travailler dans la publicité après ta carrière sportive. Comment es-tu venu à cette branche ?

J’ai commencé au sein du Groupe Lagardère, où j’ai rejoint Romain Collinet, qui est aujourd’hui mon associé chez Willie Beamen. On s’occupait des contrats publicitaires des sportifs du groupe, de leurs droits à l’image. À l’époque, nous gérions notamment les intérêts de Joakim Noah, Gaël Monfils, ou Laura Flessel, aujourd’hui ministre. On faisait alors l’intermédiaire entre marque et athlète. À force de donner des conseils, on s’est dit qu’on pouvait le faire nous-mêmes, et nous avons décidé de lancer notre agence.

Quel est ton rôle au sein de l’agence ?

Je m’occupe principalement de la création. Ce que j’aime, c’est raconter des histoires, peu importe la plateforme : film, photo, digital… Nos rôles se répartissent en fonction des affinités de chacun, mais nous sommes assez flexibles. C’est essentiel, pour nous, d’être créatifs et flexibles : on est une petite structure, on se différencie par ça d’agences plus grosses.

Avec quel type de clients travaillez-vous aujourd’hui ?

Il y en a de tous types, mais nous travaillons principalement sur les campagnes en France. Récemment, nous avons travaillé avec Peugeot pour qui nous avons gagné l’ensemble de la campagne 2017 pour l’activation tennis, Samsung pour les JO de Rio 2016, Mumm avec Usain Bolt, Lidl avec Nikola Karabatic, notamment… L’essentiel de nos clients sont des marques françaises.

Comment se déroulent tes journées de travail ?

Je suis aux alentours de 8h15 au bureau. Avant, ça je prends un petit déjeuner sucré ou salé selon mes envies, du muesli et du fromage blanc ou un toast d’avocat, puis je prends la route. Je bois souvent un café avec mes associés juste à côté du bureau. Mes collaborateurs arrivent vers 9h30, donc j’ai un peu de temps seul. J’ai beaucoup de déplacements, pour des rendez-vous et des tournages. Les journées sont assez longues : lorsqu’on monte son agence, il faut travailler tout le temps, on a pas vraiment envie de décrocher. C’est un métier où il faut être présent, visible. Il faut aller voir les clients, même une fois la campagne sortie, pour en discuter. Il y a un véritable côté humain, en plus de la création. Il faut raconter les campagnes qu’on a fait, faire connaître notre travail.

On peut voir tes planches de surf, c’est l’une de tes passions ?

Oui ! J’ai commencé à l’époque du hand. À un moment, dans le sport professionnel, ça devient un peu répétitif, tu prends moins de plaisir. La concurrence fait que tu as besoin de lâcher, de te vider la tête. J’ai trouvé ça dans le surf. Je coupe toujours aujourd’hui, c’est indispensable : je pars surfer au Maroc, au Portugal, aux Maldives, dans les Landes… Pour être bon dans mon travail, il me faut un certain équilibre.

C’est quoi, cet équilibre, pour toi ?

L’équilibre et le bonheur devrait primer sur tout, selon moi. Ça ne me gênerait pas de m’éloigner quelques jours par semaine de Paris, par exemple. J’adorerais pouvoir faire 4 jours de travail intense à Paris, et 3 jours sur la côte Basque ou dans les Landes à faire du surf et du télé-travail.

J’imagine que ta carrière sportive t’a laissé pas mal de restes en matière de condition physique. Tu fais toujours beaucoup de sport ?

Je fais tout le sport qu’on peut me proposer. Je ne suis pas dans un club ou dans une équipe, car je ne voulais plus de contraintes d’entraînement. Je voulais faire ça à mon rythme. Je cours, je joue au tennis… J’essaye de faire 2 à 3 séances de sport par semaine. Si je n’en fais pas, je sens que je suis un peu plus irritable, disons (rires).

Quand tu pars surfer, tu emmènes quels produits ?

La crème solaire SPF50, c’est essentiel. Je peux bronzer, mais je fais vraiment attention. Quand il fait chaud, je porte un t-shirt pour surfer. Ça protège du soleil, mais aussi du récif en cas de chute. Sinon, j’ai un stick solaire, pour le “masque” : le nez et le contour des yeux. En cas de grand soleil, c’est essentiel.

Et à Paris, tu utilises quoi ?

J’aime bien mettre quelque chose quand j’ai la peau un peu sèche après la douche, comme la crème Horace qui est bien fluide. Le rasage, c’est régulier, même si je ne suis pas vraiment barbu de base. Surtout, dans mon travail, je peux oublier de me raser, ce n’est pas très grave.

L’apparence n’est pas très importante dans ta branche ?

Si, bien sûr, mais c’est assez détendu. Je ne mets pas de costume, mais si je dois rencontrer le PDG d’une entreprise cliente je mets une veste et une chemise, une paire de boots. Quand c’est un producteur, je vais être en jean - baskets. Tout dépend des clients !

Photos : Louis Canadas
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