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Dans la routine de Mehdi Maizi

Texte Matthieu Morge Zucconi
Photos Victoria Paterno

Le journaliste rap parle footing, chute de cheveux et podcasts.

Dans le milieu du rap, Mehdi Maizi fait figure d’encyclopédie, et de référence. Passé par l’ABCDRduson, il officie aujourd’hui sur OKLM Radio et Deezer notamment. Dans son appartement du 18ème arrondissement, il nous accueille entre une montagne de cds et un disque d’or de PNL pour parler footing, chute de cheveux et rap, évidemment.

Salut Mehdi. Est-ce que tu peux te présenter ?

J’ai 31 ans, bientôt 32. Je suis journaliste. Sur OKLM Radio, média rap lancé par Booba, j’anime “La Sauce” une émission quotidienne sous forme de discussion autour du rap avec un artiste invité. J’ai également rejoint Deezer en janvier 2017, pour contribuer à la programmation rap et r’n’b. Je fais aussi de la création de contenu, puisque j’anime Speakeasy, une émission où j’accueille et interviewe des artistes aux carrières assez établies comme Julien Doré, Maître Gims ou David Guetta. Et enfin, j’anime NoFun, un autre podcast, sur BingeAudio, toujours autour du rap, sauf qu’on décrypte un sujet, ce n’est pas une interview comme “La Sauce”.

Comment as-tu commencé ta carrière de journaliste rap ?

J’ai rejoint l’ABCDRduson en 2008. J’étais fan du site, et je l’ai rejoint de manière bénévole. C’était une période compliquée dans le rap : il n’y avait pas vraiment d’argent. À l’époque, je ne voulais pas être journaliste, mais juste travailler dans le rap. Avant ça, je faisais du conseil après une école de commerce. J’avais une vie un peu schizo à l’époque : j’étais en costume la journée, et le soir j’interviewais Booba et Soprano.

Quand as-tu décidé de faire ça à temps plein ?

En fait, à un moment, Dailymotion nous a contacté parce qu’ils lançaient leur studio et qu’ils voulaient qu’on anime une émission. C’était en 2013. Il fallait faire un choix : j’ai choisi de quitter mon taff pour ça, et je suis devenu journaliste - même si j’ai encore du mal à me le dire. Avant, je ne m’épanouissais pas dans mon boulot. Aujourd’hui, j’ai du mal à dire non à des projets cool. Je bosse même le dimanche. Après, produire des émissions c’est cool : je ne fais que des trucs qui me passionnent.

Tu disais toute à l’heure que lorsque tu as commencé, c’était une période compliquée pour le rap. Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, c’est une période excitante car il se passe plein de chose autour du rap : ça amène plein de projets. Tout le monde veut participer au grand cirque du rap, en quelque sorte. C’est une période faste : on est dans le rap au moment où il y a du taff dans le rap. Et ça, c’est cool.

Qu’est-ce qui différencie le ton de tes émissions du reste du paysage rap, selon toi ?

On a une manière de parler qui est celle des fans. Hamza, par exemple, c’est un artiste à qui j’ai donné beaucoup d’amour sur les réseaux - car j’aime vraiment sincèrement sa musique. Aujourd’hui, j’ai une grande liberté : c’est une chance. J’ai le beau rôle.

C’est à dire ?

J’anime une émission, je suis programmateur : du coup, j’invite qui je veux, je joue ce que je veux. Si je travaillais en label, par exemple, ce serait autre chose. Avant, j’allais au même bureau tous les jours, et aujourd’hui, j’ai une vraie flexibilité dans mes journées.

Justement, comment s’organisent tes journées entre tes différentes activités ?

Je me lève tôt, vers 7:00. Le matin, je bosse de chez moi, la plupart du temps. J’enregistre tous les midis, pour une diffusion le soir. Ce sont les conditions du direct, mais la diffusion se fait en différé. L’après-midi, je suis souvent chez Deezer. J’ai des rendez-vous aussi, notamment pour des écoutes d’album. Le contenu de mes semaines varie : parfois je suis à la radio toute la journée, parfois je ne suis que chez Deezer. Mais je bosse même le dimanche : je prépare La Sauce, envoie les conducteurs aux chroniqueurs, l’ossature de la semaine. Tout est très lié, je ne déconnecte jamais du rap. Et je ne me couche jamais après minuit. Car je suis fatigué ! (rires)

Tu arrives à couper du travail ?

J’en ai pas vraiment envie, en fait ! Le jour où j’aimerai moins le rap, ça se verra. Plus ça va, plus le rap se renouvelle : les rappeurs d’aujourd’hui ne rappent pas comme il y a 20 ans. Ça va très vite, c’est excitant : c’est comme BFM, il y a des infos en continu. Je bouffe énormément de contenu, du coup. Il y a une galerie de médias qui peuvent mettre la pression : tu ne peux pas faire que des interviews de rappeurs et des tables rondes, il faut rester créatif. En tout cas, c’est difficile de dire à quelle heure ça finit. Parfois, je regarde des clips à 21:00 et ça m’aide pour une future playlist. Tu vois, là, on écoute Tupac : ça peut m’aider pour une émission. Le risque, c’est de devenir débile et de ne penser qu’à ça : le rap, c’est notre passion mais pour plein de gens, le rap, ça n’existe pas. Quand je me pose la question de ce que je fais quand je ne bosse pas, je réalise que je fais pas grand chose (rires) !

Tu fais du sport ?

Comme tous les trentenaires, je cours 2 à 3 fois par semaine (rires). Comme dirait La Fouine, “pendant 30 ans j’ai pas fait de sport, donc faut que je me rattrape !”. Ça me permet de couper un peu. C’est l’un des seuls moments où je n’écoute pas de rap, je préfère écouter des podcasts sur le cinéma. Je fais le vide. Ça a longtemps été une corvée, mais ça va beaucoup mieux aujourd’hui.

Justement, puisqu’on parle de podcasts, tu penses quoi de l’attrait du format aujourd’hui ?

En France, c’est un terrain qui n’est pas du tout investi par les marques et les médias mais ça avance : il y a Slate, Nouvelles Écoutes, Binge Audio. Il y a une forme d’excitation : plein de médias veulent le faire. Je pense que c’est un très bon format pour le contenu rap, car l’audience est assez early adopter et aime découvrir des choses. L’audience rap, elle est ouverte à la nouveauté !

“La Sauce”, c’est filmé. L’apparence, c’est important du coup, pour toi ?

Oui, même si ça l’est moins qu’à l’époque de l’émission Dailymotion de l’ABCDRduson où j’avais tout le temps une chemise et du maquillage ! La radio filmée, t’y vas comme t’es : il m’arrive d’y aller en casquette et hoodie. Ça instaure une certaine proximité aussi, les gens te voient au naturel. Il y a un truc plus intime. Après, je fais quand même attention à mes cheveux tant que j’en ai ! Petit dégradé à 8€ une fois par semaine, obligatoire.

Tu utilises des produits pour le visage aussi ?

Ouais, je me lave le visage.La crème hydratante, j’en mets - je recherche quelque chose de simple, d'efficace. Pour ma barbe, de temps en temps, je vais chez le barbier mais sinon, je fais ça à la tondeuse tout seul.

Tu me parlais de courir comme un trentenaire, de prendre soin de tes cheveux tant que tu en as… L’âge, c’est quelque chose qui te taraude ?

Avec l’âge, tu fais plus gaffe car tu commences à prendre du poids. Ton corps change et tes habitudes doivent changer pour éviter de grossir ! D’où le sport, pour limiter la casse. Je mangeais beaucoup de fast food, j’ai remplacé par les bananes et l’eau ! C’est cool, la terrasse et les pintes et burgers mais au bout d’un moment, ton corps te rattrape !

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