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Dans la routine de Matthieu Morge-Zucconi

Texte Anthony Vincent
Photos Victoria Paterno

Le responsable éditorial de Horace parle livres, douches méditatives et habitudes grooming.

Depuis plus de deux ans, Matthieu Morge-Zucconi interviewe des hommes de tous horizons grooming pour nourrir la galerie de portraits de Horace. Pour la première fois, il se retrouve sur le banc des interrogés, questionné par l’un de ses plus fidèles pigistes ! L’occasion de se rendre compte qu’à force d’échanger sur la routine des autres, lui et moi ne nous connaissons pas tant que ça. Polo en maille anthracite, pantalon de velours côtelé olive, et Stan Smith immaculées, il reçoit avec flegme dans son salon truffé de revues pointues et de meubles anciens. Une vieille âme dans un corps de jeune adulte de 23 ans ? "J’écoute les infos à la radio chaque matin, je préfère les livres aux boîtes de nuit, et m’habille souvent comme si j’avais 60 ans : j’assume mon côté vieux jeune !", s'amuse-t-il. L'homme d'habitudes, passionné de football, de littérature et de musique nous raconte son quotidien.

Quel a été ton parcours avant de te retrouver chez Horace ? Tu as toujours voulu travailler autour des mots ?

Enfant, je voulais devenir archéologue sous-marin, ne me demande pas pourquoi car je n'en ai aucune idée ! Je suis arrivé à Paris de Corse vers 16 ans, juste après mon bac, pour commencer une année de prépa aux écoles de commerce. J'ai vite compris que ce n'était pas fait pour moi, alors j'ai terminé mon année, puis enchaîné sur une double licence droit-histoire, sans avoir aucune idée du métier que je voulais faire. J'ai mis du temps à accepter que j'allais avoir un métier autour de l'écriture. Pourtant, j'ai commencé à écrire à 15 ans, sur différents supports web et papier, dont Hell's Kitchen co-fondé par Marc sur l'histoire du vêtement. Des années plus tard, il m'a contacté pour me proposer d'écrire sur Horace.co. J'ai accepté car je connaissais son professionnalisme et savais qu'on s'amuserait bien. À 20 ans, je ne préméditais pas du tout que j'allais devenir par la suite responsable des contenus du site. J’ai d’ailleurs un temps poursuivi mes études en parallèle, avant de rejoindre Horace à temps plein à la rentrée 2017.

En quoi consiste ton travail de responsable éditorial d'Horace ?

Mon travail, c’est donner beaucoup de conseils : je suis toujours disponible pour répondre à des questions de clients, par exemple, que ce soit par email ou via nos réseaux sociaux. Ensuite, j'écris beaucoup de choses différentes : les descriptions des produits, la majorité des articles de la partie magazine, ce qu’on trouve au dos des produits Horace ou même quelques tweets. Je manage aussi les journalistes qui y écrivent et les collaborateurs extérieurs qui travaillent avec nous en photo ou en vidéo. De manière plus globale, j'établis la stratégie de contenu pour répondre au mieux au besoin des mecs et s’assurer que Horace leur correspond.

Qu'est-ce qui te motive à l'idée de travailler pour la marque ?

Le contact avec les clients d’abord. On est toujours en discussion avec eux, on les rencontre pour des portraits, on a des retours très vite sur ce qu’on fait. Le contenu est conçu en fonction de ces retours, de leurs besoins. Il y a un véritable échange. Ensuite, l'actualité permanente : on a sorti 8 produits en 2017, de nombreux autres vont paraître en 2018. Aucune journée ne se ressemble et on teste énormément de choses, en travaillant tous ensemble. C'est un bon écosystème dans lequel évoluer car tout est à faire, et peut se réaliser de manière très réactive et rapide, contrairement à des grosses boîtes plus établies aux process interminables pour ne serait-ce que proposer une idée.

En plus d'Horace, tu participes également à une maison d'édition. Tu peux nous en dire plus sur L’Empyrée ?

En juillet 2016, j'ai co-fondé la maison d'éditions L'Empyrée avec l'un de mes meilleurs amis, Christophe, qui vit en Belgique. On réédite des ouvrages tombés dans le domaine public et on les fait illustrer par des jeunes artistes : "À Rebours" de Huysmans illustré par Jan Melka, "La Peau de Chagrin" de Balzac illustré par Orfeo Tagiuri, et "Conseils aux jeunes littérateurs" de Baudelaire illustré par Jordy van den Nieuwendijk. Aujourd'hui, c'est surtout Christophe qui s'en occupe, car je me consacre principalement à Horace.

Ces trois auteurs ont beaucoup écrit sur le dandysme. Même à travers tes goûts littéraires, tu t'intéresses au grooming ?

À l’origine, j’ai un intérêt prononcé pour le vêtement. J'ai commencé à m'intéresser au grooming comme un prolongement de ça : je faisais attention à mes vêtements, donc trouvais ça logique d’également faire attention à mes produits. Surtout, j’ai toujours lu beaucoup de choses sur le sujet, et souvent ces ouvrages ont plusieurs pages sur la coiffure, le parfum, le soin. Que ce soit le “Traité de la vie élégante” de Balzac ou Four Pins, ils parlent de vêtements, mais aussi de grooming.

À quoi ressemble ta routine matinale ?

Je me réveille avec l'alarme de mon portable vers 7:30, parfois légèrement plus tard en fonction de mon degré de fatigue et de la journée qui m'attend. J'ai une routine plutôt simple. Tout en écoutant France Info, j'utilise le gel douche à la fleur d'oranger et le nettoyant visage Horace. J'enchaîne avec du déodorant naturel Schmidt's, puis le toner quand j'en ai besoin, c’est à dire quand j’ai la peau plus grasse, et l'hydratant quand je n’oublie pas d’en mettre avant de partir. J’aime bien aussi tester des produits d'autres marques par curiosité, et utiliser des produits en développement. Ensuite, un peu de spray au sel Sachajuan, un peu de parfum, Philosykos de Diptyque, et je pars prendre le métro afin d'arriver au bureau à 9h pour le point quotidien avec l’équipe. Je ne petit-déjeune presque jamais chez moi, faute d’en prendre le temps, et forcément à 10h je descends à la boulangerie me chercher un croissant. Puis je prends du poids.

Et côté vêtement, tu sembles également avoir une routine bien rodée.

On est presque dans le domaine de l’uniforme. Je porte quasiment tous les jours une chemise oxford bleue ou blanche, ce qui fait beaucoup rire mon entourage. Ensuite, je porte souvent un jean ou un pantalon de velours côtelé en hiver et un pull, souvent bleu lui aussi. Mes seules fantaisies sont sur les chaussures, car j’aime bien avoir la paire adaptée à chaque situation ou météo, et les manteaux, pour la même raison.

Tu fais quoi pour tes cheveux et ta barbe ?

Au-dessus de la ligne des joues, j’ai l’avantage d’avoir des poils qui poussent lentement. Je passe un coup de One Blade Pro deux ou trois fois par semaine, et parfois, j’épile cette zone pour un meilleur résultat. Le reste, je l’égalise une fois par semaine avec le sabot 4mm. J'ai dû me raser à blanc avec un rasoir manuel et de la mousse une fois dans ma vie, et j'ai détesté mon visage. On aurait dit un enfant de 8 ans. Mon âge me rattrape très vite ! Pour les cheveux, je les lave le soir tous les deux ou trois jours avec le shampoing pour cheveux normaux Sachajuan. Je n'aime pas mes cheveux lorsqu'ils sont trop propres. Je les sèche grossièrement à la serviette - jamais de sèche-cheveux - avant d'aller me coucher les cheveux encore bien humides pour me réveiller avec une sorte de vague qui me sert de coiffure.

Tu prends donc deux douches par jour ?

J'adore les douches car elles me permettent de me plonger dans un état presque méditatif alors j'en prends deux, oui. D'où l'intérêt d'avoir des produits doux et respectueux de la peau, sinon j’aurai probablement la peau très asséchée. Le matin, elles me permettent d'organiser mentalement ma journée, et le soir d'en faire le bilan et d'anticiper sur le lendemain. C'est aussi là que j'ai la plupart de mes idées, bizarrement.

Tu fais du sport pour contrebalancer ton croissant quotidien de 10h ?

Le dimanche, je vais souvent jouer au foot avec des potes, en 5 contre 5. Je vais aussi courir 5 km de manière très sporadique, peut-être une fois par semaine, parfois deux. En rentrant, je fais une sorte de "power shower" : shampoing, après-shampoing Horace qui va bientôt sortir, exfoliation du visage, et gommage du corps avec un gant en konjac. Par ailleurs, le croissant n'est pas quotidien, heureusement !

Tu as un secret grooming ?

Je n'ai jamais eu de problème ni de peau, ni de cheveux (à part quelques choix capillaires douteux, comme tout le monde), mais j'ai toujours fait attention à ce que j'y mettais, justement pour que cela reste ainsi. Depuis mon arrivée à Paris, j'ai quelques petits boutons de temps en temps, sûrement dûs à la pollution et à la malbouffe. Après, de la même manière que j'ai un uniforme vestimentaire pour éviter de me perdre dans des décisions inutiles, je me tourne toujours vers les mêmes produits, qui ont fait leur preuve et continuent de fonctionner pour moi. Quand j'ai vraiment l'air fatigué, j'utilise "Super Glow", un sérum à la Vitamine C et au magnésium de Glossier. J’ai l’impression qu’il me donne meilleure mine.

Tu as checké ton téléphone une bonne cinquantaine de fois pendant cet entretien. J’imagine que tu ne déconnectes jamais ?

C’est vrai que je suis toujours aux aguets ! Même s’il ne faudrait pas, il m’arrive de temps en temps d’envoyer des messages sur Slack, notre messagerie d’entreprise, à 23 heures passées si j’ai vu quelque chose d’intéressant ou une bonne idée. Je déconnecte la nuit, évidemment, en mettant mon portable en mode “ne pas déranger”, et sais m’en séparer lors d’une soirée avec ma copine par exemple. Cela dit, même lorsque j’essaye de couper, le travail n’est jamais loin, car mes potes me demandent souvent des conseils cheveux, crème hydratante, ou gel douche ! Je suis un peu leur “beauty guru” (rires) !

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