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Dans la routine de Matt Thai Van Lanh

Texte Anthony Vincent
Photos Victoria Paterno

Le coiffeur de Living Room parle coupe sur cheveux secs, double-shampoing et cire coiffante.

Quand on a interrogé le DJ Gabriel Personnaz sur sa routine, il a raconté qu’il confiait exclusivement ses cheveux à Matt : “C’est plus l’occasion d’aller boire un café avec mon pote que pour me couper les cheveux, en vrai !” Soit exactement la philosophie défendue par le coiffeur du bien nommé Living Room, salon conçu comme un véritable lieu de vie. Plein de caractère et d’oeuvres d’art, l’espace professionnel de Bastille ressemble à l’appartement personnel de Matt Thai Van Lanh, également situé dans le 11e arrondissement de Paris. À quelques jours de l’été, l’artisan aux lunettes de soleil inamovibles nous parle de coupe à sec, de double-shampoing et de cire coiffante.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Matt et je suis coiffeur à Paris. J’ai mon propre salon Living Room depuis 14 ans, situé à Bastille.

Tu as toujours voulu être coiffeur ?

Ado, je voulais devenir photographe. Je me coupais les cheveux moi-même depuis l’âge de 12 ans, et petit à petit, j’ai compris à quel point la coiffure pouvait être artistique. J’ai donc commencé un apprentissage dans ce domaine dès mes 17 ans et j’ai été formé par Michel Brosseau, professionnel de la coupe à sec.

En quoi consiste la coupe à sec ?

Ça veut dire qu’on ne travaille pas sur un cheveu mouillé, rendu plus lisse par le poids de l’eau, mais sur une chevelure sèche. Cela permet de mieux comprendre comment elle se met en place naturellement, si elle boucle, le sens de l’implantation des cheveux, où se trouvent les épis, etc. J’y vais surtout au ciseau afin de sculpter la matière en connaissance du sens de la pousse pour anticiper sur la façon dont la coupe va vieillir, mais aussi donner une impression de cheveux plus épais si besoin.

Cela demande plus de maîtrise que sur cheveux mouillés ?

Sur cheveux mouillés, c’est plus facile et beaucoup moins amusant car les cheveux deviennent plats, c’est un peu toujours le même schéma. Or, une fois secs, on peut avoir de mauvaises surprises si on a mal anticipé les épis ou comment les boucles remontent. Le client, les jours suivants, peut avoir du mal à reproduire la coiffure faite par le coiffeur. Avec la coupe à sec, on travaille avec la nature du cheveu donc on doit rester hyper concentré. Comme un art martial, cela exige patience et discipline, de bien maîtriser chaque geste. Finalement, je trouve ça assez relaxant, c’est un peu comme une sorte de yoga pour moi.

Tu as voulu ouvrir ton propre salon pour répandre cette technique ?

C’est vrai qu’elle est rare à Paris. D’ailleurs, j’ai beaucoup de clients qui viennent me voir car ils ne trouvent pas de coiffeurs sachant vraiment couper. J’ai surtout fondé Living Room car je trouvais qu’il manquait à Paris un salon dans lequel on peut se sentir comme à la maison. Après mon apprentissage, j’ai travaillé 6 ans à Londres. J’y ai découvert des salons vraiment cool et fun, avec de la personnalité, où les coiffeurs mettaient leur propre musique, par exemple. C’est pour ça que j’ai ouvert Living Room à Bastille, quartier un peu rock qui me rappelle Covent Garden où je travaillais avant. J’aime tellement ce quartier que j’en fais la promotion avec l’opticien Milan Lunetier. Ce projet de mise en avant de la vie de quartier s’appelle “Bastille Village”. J’y suis très investi.

Au salon, tu travailles toujours seul ?

Parfois, je prends un apprenti car j’aime beaucoup transmettre le savoir-faire artisanal de la coiffure, en particulier de la coupe à sec. Sinon, oui, je m’occupe seul de la gestion administrative du salon et de coiffer les clients. Je ne peux me permettre de perdre de temps donc je suis hyper concentré, je ne bavarde pas trop, ce que beaucoup de clients apprécient. J’en ai même qui viennent sur leur pause déj’. Puisque je ne fais pas de shampoing ou de coloration, cela va assez vite : je passe de 20 à 30 minutes par tête, donc je coupe entre 15 et 20 têtes par jour en moyenne. C’est bien loin de mon record de 57 têtes en un jour atteint à Londres (rires).

Les Anglais et les Français se coiffent-ils différemment ?

Dans leur style de vie comme dans leur coiffure, les Anglais s’expriment beaucoup plus librement. Certains osent se teindre les cheveux ou se les décolorer sans peur d’être jugés. En France, on reste finalement très classique.

Entre l’ouverture de ton salon et aujourd’hui, tu as noté un changement dans la façon dont les hommes s’occupent de leurs cheveux ?

Il y a quinze ans, les hommes mettaient beaucoup de gel. Aujourd’hui, ils se sont mis à la cire coiffante, et c’est tant mieux. Le gel dessèche les cheveux car il contient une quantité certaine d’alcool. Même à la télévision, on ne voit plus trop de pub pour du gel. Maintenant, on trouve des cires avec de l’argile pour un rendu plus léger, comme la cire coiffante Horace. Elles graissent le moins possible les cheveux donc je les aime bien, même si je n’utilise aucun produit coiffant sur moi.

Quelle est ta routine matinale ?

Je me réveille à 8h et bois aussitôt de l’eau, c’est vraiment mon premier réflexe. Ensuite je mets de la musique et prends une douche avec le gel douche Menthe poivrée / Arbre à thé. Son côté frais me réveille et n’agresse pas la peau. Tous les jours, j’utilise le shampoing doux purifiant. J’en fais deux d’affilée : le premier enlève le gros des impuretés, et le second mousse mieux, nettoie vraiment et apporte de la brillance. De temps en temps, je fais un après-shampoing fortifiant, plus par plaisir que par besoin vu ma longueur de cheveux (rires). Une ou deux fois par semaine, j’aime bien me gommer le visage avec l’exfoliant car il n’a pas trop de grains et ils sont suffisamment doux. C’est rare !

Et après la douche ?

Après m’être lavé le visage avec le nettoyant purifiant, je mets l’hydratant matifiant. Il est bien fluide et il a un format généreux. Je m’hydrate le corps avec le lait Trixera nutri-fluide d’Avène, puis je m’habille. Le soir, je préfère utiliser le Lait pour le corps Baudelaire de Byredo, et l’été une huile sèche Nuxe ou Leonor Greyl. Avant d’aller au salon, je passe prendre mon petit-déjeuner au café des Anges. Ils proposent des viennoiseries de la pâtisserie franco-japonaise Nanan que j’adore ! Ensuite, je bosse au salon de 10h à 19h, et dès que je ferme, j’arrête de parler coiffure. J’adore mon métier, mais il faut savoir déconnecter. Je n’ai aucun ami qui travaille dans le milieu d’ailleurs.

Tu fais du sport pour t’aider à déconnecter ?

Une à deux fois par semaine, je fais de la boxe thaï à La Belle Équipe. Pour le coup, il y règne vraiment un esprit d’équipe qui me rappelle la banlieue du 95 où j’ai grandi.

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