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Dans la routine de Lucas Nicholson

Texte Matthieu Morge-Zucconi
Photos Alastair Nicol

Le responsable des ventes de Drake's parle de comment trouver un produit dans sa douche quand on est presque aveugle, et de dîners entre potes.

Que vous suiviez le compte Instagram de Drake’s ou que vous soyez tombé sur sa page @anovelsuit, où il poste des vieilles photos noir et blanc d’hommes bien habillés avec des légendes telles que “À la pêche aux likes”, vous avez sans doute déjà croisé Lucas Nicholson. Le jour (gris) où nous le rencontrons dans son chaleureux appartement du sud de Londres, il porte un pantalon en velours olive, un polo en maille et une chemise rayée - une tenue très Drake’s, en fait. Le manager du wholesale de la marque anglaise parle de comment trouver un produit dans sa douche lorsqu’on est presque aveugle, et de dîners avec des amis bien habillés.

Bonjour Lucas, merci pour ton accueil ! Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Lucas Nicholson, j’ai 29 ans. Je travaille chez Drake’s. Je vis à Putney, dans le sud de Londres, avec ma fiancée et mon chien. Je m’occupe des boutiques et gère les ventes pour l’Europe et la Grande-Bretagne pour Drake’s. Je travaille avec eux depuis un peu plus d’un an.

Que faisais-tu avant de rejoindre Drake’s ?

J’ai fait plusieurs choses différentes. Après mon diplôme, j’ai lancé une boîte de production avec ma copine - devenue depuis ma fiancée. On faisait de la production vidéo pour des marques comme Paul Smith ou Ben Sherman. La société existe toujours, elle s’en occupe, mais je n’ai pas grand chose à y faire au jour le jour. Pendant ce temps, j’ai travaillé dans la mode masculine : chez Paul Smith d’abord, puis dans une petite marque qui s’appelle E. Tautz, avant de rejoindre Drake’s.

Comment décrirais-tu Drake’s à quelqu’un qui ne connaît pas la marque ?

Drake’s, c’est un peu l’uniforme de tout homme métropolitain. Si tu pores du Drake’s, tu peux aller dans n’importe quelle grande ville du monde, et tu ne te sentirais jamais hors de contexte. Tout ce que tu peux y acheter, des pulls aux pantalons en velours en passant par les chinos et les blazers, c’est une forme améliorée de comment les hommes s’habillent traditionnellement. C’est un peu mieux coupé, les tissus sont mieux, tu te sens bien dedans. Je ne suis jamais “underdressed” ni “overdressed” quand je porte Drake’s. Et il y a un côté fun, de la personnalité.

C’est quoi, tes missions au quotidien chez eux ?

Mon but principal est de m’assurer que la boutique marche bien, qu’on vend assez, et que le service client à Clifford Street est excellent. Dans l’est de Londres, on a une autre boutique, le magasin d’usine, et je dois aussi m’assurer que tout s’y passe bien. Avec le wholesale, c’est assez nouveau pour moi : mon job est de trouver des boutiques dans lesquelles nous ne sommes pas, de m’assurer que tout se passe bien avec ceux avec lesquels on travaille, de visiter des magasins et d’organiser les pop-ups. Je passe beaucoup de temps sur Instagram à regarder des magasins situés dans des villes que je ne connais pas, à leur parler, à voir s’ils veulent référencer Drake’s. Il y a deux catégories de magasins qui vendent Drake’s : ceux qui nous voient toujours comme une marque d’accessoires, cravates et pochettes, et ceux qui vendent les chemises, les vestes, les pantalons...

Parlons un peu de ta routine. Tu fais quoi, le matin ?

Je me réveille vers 6:00. Lenny, mon chien, fait office de réveil : il saute sur le lit et me force à me réveiller. Je me lève, je Iance du café puis je le sors. On fait un tour de pâté de maison et je reviens. Je prends ma douche et me rase - je ne me rase pas tous les jours car je ne suis pas très poilu. Je me rase deux fois par semaine environ. Ensuite, je consulte mais mails. Je suis très routinier. Même dans la manière dont je me lave : je fais toujours les cheveux, le visage, puis le corps. Ça fait sens, de le faire de haut en bas, non ?

Quels produits utilises-tu ?

Je n’en utilise pas beaucoup. Je n’ai commencé à utiliser de l’hydratant que récemment ! J’aime le déodorant Horace, surtout parce qu’il sauve mes chemises - et j’en porte beaucoup ! Le shampoing Horace sent bon. Avant cela, j’utilisais n’importe quel shampoing parce que je ne me sentais pas d’aller chez Aesop et dépenser 40£ dans du shampoing. J’aime me laver et sentir bon, mais ça ne m’a jamais intéressé au point de dépenser des fortunes sur des produits. Je pense qu’Horace est génial pour ça : c’est beau, ce n’est pas super cher, et le rapport qualité-prix est excellent. J’en suis très content ! J’aime beaucoup l’exfoliant et le gel douche à la bergamote aussi. J’aime aussi le fait que les bouteilles soient de couleur différente car une fois que j’enlève mes lunettes, je suis presque aveugle. Ça paraît évident, mais c’est essentiel !

Puisqu’on parle de shampoing, je remarque que tu portes tes cheveux assez courts. Tu les coupes souvent ?

À vrai dire, j’y suis allé ce matin ! Souvent, je coupe mes cheveux courts et les laisse pousser ensuite - je ne suis pas très régulier. J’y vais tous les 2 ou 3 mois. Mes cheveux sont plutôt frisés donc à un moment, ils vont exploser et c’est l’heure de les couper. Je vais chez un coiffeur situé au bout de la rue. J’y suis arrivé à 8:55, et j’étais dehors à 9:15. Avant cela, j’allais chez un coiffeur super à Mayfair. Tu payes 45£ pour une coupe, l’espace est superbe mais honnêtement, ça ne vaut pas le prix. Mon coiffeur actuel me coupe aussi bien les cheveux, et pour 12£.

Tu as d’autres habitudes, le matin ?

J’essaye toujours d’avoir un peu de temps pour moi le matin. Je prends un café avec ma fiancée, discute. Je m’habille et ensuite, je prends mon vélo pour aller travailler. J’ai deux vélos, et je choisis en fonction de mon humeur : j’ai un vélo de route et un vélo électrique. L’électrique a été pas mal utilisé ces derniers temps (rires) ! C’est plus facile. Ça me prend environ 30 minutes pour me rendre à Clifford Street, et un peu plus longtemps si je vais à Haberdasher Street.

À quelle heure arrives-tu à la boutique ?

Normalement, je pars d’ici à 8:00. J’y suis donc pour 8:30. Je prends mon produit cheveux avec moi car je porte un casque en vélo donc je vais me coiffer en arrivant. Je prépare la caisse et le magasin en arrivant. Si Ben est là, on le fait ensemble, sinon, je fais tout moi même. Je m’assure que tout est propre et prêt, je fais une to do list pour la journée, et tout le monde arrive pour 9:30.

Comment fais-tu pour répartir ton temps entre ton travail en boutique et la partie ventes ?

Mon job, c’était responsable de boutique, mais depuis peu je fais plus de ventes, pour la Grande-Bretagne et l’Europe. Nous travaillons actuellement sur un projet à Paris dans lequel je suis très impliqué. Ben s’occupe du quotidien, et j’ai en charge des choses plus stratégiques. Je travaille notamment avec l’équipe marketing et l’équipe en charge du merchandising, je m’assure que les produits arrivent en stock à temps… Je partage mon temps entre la boutique et mon bureau. J’aime être en boutique, mais je n’y passe pas autant de temps que j’aimerais : nous avons un bureau au dessus, où je suis très souvent !

On dirait que tu voyages beaucoup aussi pour le travail, aussi.

Oui ! Le mois dernier, j’ai passé deux jours en Allemagne, deux jours en Suisse, un jour à Rome, une semaine à Paris. Avec le projet parisien, je vais passer au moins un week-end par mois à Paris pour ramener du stock, faire des évènements, construire une communauté pour nos clients français ! Je vais avoir besoin d’un de vos kits voyage - ça me ferait gagner cinq minutes à l’aéroport, et c’est important !

Tu trouves le temps de faire du sport ?

Principalement du vélo. Le vélo à Londres, c’est dangereux : c’est un sport extrême ! Je ne fais pas qu’aller travailler en vélo, je vais aussi faire des balades. J’ai peu de temps pour le sport. Pendant l’été, je voulais jouer au tennis - j’y ai beaucoup joué plus jeune - mais trouver quelqu’un de disponible pour jouer en dehors des week-ends, c’est pas facile. J’essaye de courir, mais je déteste ça. Cet hiver, je vais courir plus. Le vélo, c’est une bouffée d’air frais : je sors, passe la journée à pédaler. La course à pieds, c’est différent. On ne peut pas faire de roue libre. Si tu t’arrêtes, tu t’arrêtes. Un collègue vit juste à côté, donc on va aller faire du vélo ensemble si on a un jour libre commun. On va aussi essayer de rentrer du travail en courant, on verra ce que ça donne !

Tu es plutôt célèbre sur Instagram. Cela dit, ta page ressemble plus à un blog qu’à un compte d’influenceur classique. Comment as-tu commencé ?

J’ai toujours travaillé dans le vêtement, même quand je travaillais pour la société de production. Je voulais avoir un profil séparé de celui réservé à mes vieux amis et à ma famille - quelque chose de plus adapté à mon métier, en fait. Je n’ai pas beaucoup de vêtements donc poster des tenues n’aurait pas été très intéressant : ça fatiguerait tout le monde de voir tout le temps les mêmes pantalons et pulls. J’ai donc décidé de créer quelque chose de différent : je sortais des vieilles photos de leur contexte, pour ajouter le mien. L’objectif, c’est d’avoir à la fois de belles photos, et un peu de pertinence culturelle ! J’essaye de m’amuser, car je ne prends pas les vêtements tant au sérieux - je sais que c’est ridicule de s’en soucier autant !

Est-ce que tu déconnectes facilement ? Tu as un bar bien rempli ici, je ne sais pas si ça aide...

Ça aide ! C’est un peu la manière forte de déconnecter. J’aime beaucoup ce que je fais : j’adore la marque depuis longtemps, donc je suis reconnaissant. Michael Hill, le propriétaire, nous soutient beaucoup, et nous voulons tous construire quelque chose de génial. Déconnecter n’est pas facile, même si je suis plutôt bon en organisation de vacances ! Mes parents vivent en Espagne, donc je leur rends souvent visite, même pour 2 ou 3 jours. J’étais à Biarritz récemment pour faire du camping face à la mer, sans batterie, c’était bien. L’équipe est cool : Drake’s nous emmène souvent dîner, ce qui est très agréable ! Si tu aimes boire et manger, c’est une super boîte !

J’ai vu quelques dîners Drake’s sur Instagram ! Pourquoi penses-tu que c’est si important dans la culture de la marque ?

C’est du lifestyle. Les vêtements font partie d’un tout : on est une bande de mecs qui portent de beaux vêtements. On se soucie de ce qu’on porte, mais ce n’est pas le plus important. On sort dîner, on passe un bon moment, et les gens connectent avec ça. C’est un message positif, je pense : on est une bande de mecs bien sapés qui passent de bons moments ensemble !

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