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Dans la routine de Julien Milla

Texte Matthieu Morge-Zucconi
Photos Victoria Paternò

Le directeur de travaux parle réveils matinaux, eau de cologne et vie de chantier.

À deux pas de la place de la République, dans le 11ème arrondissement de Paris, Julien Milla nous accueille tout sourire par une soirée fraîche de la fin de l’automne. Confortablement installé sur un fauteuil Togo, il nous raconte avec son léger accent chantant du sud son travail sur les chantiers, ses réveils matinaux et pourquoi il ne boit jamais au déjeuner.

Bonjour Julien, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Julien, j’ai 37 ans. Je suis marié. Je suis directeur de travaux pour Nexity, sur des projets d’habitation neufs.

C’est quoi, ton parcours ?

Je viens de Béziers, dans le sud. J’ai fait une école d’ingénieur, l’ESTP à Paris, il y a 13 ans, après maths sup/maths spé. Paris m’attirait beaucoup à l’époque. À l’origine, je voulais être architecte car je suis passionné par les belles choses et donc, notamment, l’architecture. Très vite, je me suis aperçu que le métier d’architecte m’attirait moins, et si l’architecture me passionne toujours, c’est plus avec un regard extérieur. J’ai vite été attiré par le travail sur les chantiers, car j’aime le contact humain que cela implique. J’ai d’abord travaillé chez Bouygues Construction pendant 10 ans, avant de passer du côté du promoteur.

Aujourd’hui, tu es toujours beaucoup sur les chantiers ?

Beaucoup moins qu’avant. Je gère aujourd’hui une équipe d’une dizaine de personnes, notamment sur le côté organisationnel, pour m’assurer que tout est ok d’un point de vue budget, d’un point de vue dessin. Cela dit, je m’arrange toujours pour faire au moins une visite par jour.

Du coup, comment s’organise ta journée ?

Le matin, je me rends au siège social de Nexity qui est situé à Saint-Lazare. L’après-midi, je vais sur les chantiers. Comme je suis sur des gros chantiers, dans des grandes zones d’activité, je vais souvent en 1ère couronne de Paris. J’ai l’habitude de commencer mes journées tôt, je suis souvent au bureau vers 8:00, frais et dispo. J’ai de la flexibilité : quand je pars, on ne me demande jamais où je vais. Il y a beaucoup de process lourds dans les grosses entreprises d’immobilier, mais ma société essaye d’innover sur le temps de travail.

Tu es un lève-tôt, donc.

Oui, je me lève vers 6:30. C’est une habitude que j’ai prise sur les chantiers, car j’ai souvent commencé à 7:00 donc je n’ai aucun problème à le faire. J’organise ma journée comme je l’entends, mais j’aime bien commencer tôt, et du coup finir tôt. Et me coucher tôt, car j’accorde beaucoup d’importance à mon sommeil.

C’est quoi, la première chose que tu fais en te levant ?

Je bois un thé. Je n’ai jamais bu de café de ma vie, ce qui peut paraître étrange quand je viens de dire que je suis lève-tôt ! Ensuite, je prends une douche avec le gel douche fleur d’oranger - petitgrain, mon favori. Je l’aime beaucoup car honnêtement, j’ai toujours trouvé que les gels douche du commerce étaient chiants. Ensuite, je traîne un peu. J’aime bien préparer ma tenue la veille, en fonction de mon planning et des rendez-vous qui m’attendent.

Justement, comment fais-tu pour t’habiller à la fois pour le bureau et pour des visites de chantier ?

Je mixe les pièces de manière à être tout terrain, si l’on peut dire. Je suis curieux des vêtements, et j’aime bien changer de lunettes régulièrement. Cela dit, il m’arrive d’être impropre soit aux rendez-vous, soit aux visites de chantier ! Je porte beaucoup de Paraboot, la semelle est pratique sur les chantiers. Le cordovan, chez Alden, aussi : ça se nettoie facilement, donc c’est pratique. Et c’est confortable !

Tu es souvent dehors, tu ne risques pas la peau sèche ?

Si ! Avec les chantiers, ma peau a tendance à s’assécher, surtout en hiver. Du coup, j’utilise beaucoup d’hydratant visage matifiant. Je me suis mis au baume hydratant mains, aussi. Je serre pas mal de mains, donc il faut avoir les mains douces. J’aime beaucoup l’odeur ! Ah, et j’adore aussi les cure-dents. Ça énerve ma femme, car j’en ai toujours un dans la bouche !

Tu me disais toute à l’heure que tu ne trouvais pas ton bonheur dans les gels douche de grande surface. Comment as-tu commencé à t’intéresser aux produits de soin ?

À vrai dire, je ne m’occupais pas trop de moi avant. J’ai eu envie de faire plus attention, donc j’ai essayé des choses, et vu ce qui me plaisait. C’est important pour moi, car j’ai des journées actives. Je dois avoir des produits sur lesquels je peux compter, un déodorant qui fonctionne bien par exemple. Après, je porte la barbe depuis longtemps, même si c’était difficile au début de ma carrière.

Ah oui ?

Dans certaines entreprises avec des codes classiques, c’était compliqué. Comme pour la tenue : la basket était interdite, la cravate obligatoire. Aujourd’hui, on peut faire un peu ce qu’on veut, donc je mets des cravates ! (rires)

Tu portes du parfum ?

J’adore l’eau de cologne. J’ai des origines espagnoles, donc j’achète de l’eau de cologne là-bas. Pour moi, ça a une dimension familiale. Ma mère me coiffait à l’eau de cologne, donc forcément, ça me rappelle l’enfance. Je l’achète en vrac, et je la mets dans des bouteilles de Cologne Comme des Garçons.

C’est un bon moyen de garder son fournisseur secret. Pour les cheveux justement, tu fais attention ?

À vrai dire, j’ai toujours été un peu dégarni, donc je suis résigné. Je n’ai pas peur de la chute. Je prends un vrai plaisir à aller chez le coiffeur, et j’y vais une fois par mois. J’aime avoir les cheveux bien coupés, c’est utilitaire et un plaisir à la fois.

Tu déconnectes facilement ?

Je ne déconnecte pas, je n’en ressens pas le besoin. Je lis mes mails le week-end sans aucun souci. Quand on fait ce que je fais, c’est délicat de poser le téléphone le week-end. S’il n’y a plus de chauffage dans une copropriété et qu’on m’appelle un samedi matin, je ne vais pas répondre le lundi en disant “désolé, j’étais en week-end”. Cela dit, j’attends de mes équipes qu’elles déconnectent. Je ne téléphone jamais trop tôt le matin même si je suis debout aux aurores, le vendredi après-midi est plus tranquille car on déjeune sur les chantiers avec les équipes… Le tout, c’est d’être productif, et de trouver la bonne formule.

Tu fais du sport ?

Je suis inscrit à une salle, comme tout parisien. Après, est-ce que j’y vais, c’est une autre histoire ! Je devrais peut-être, car je mange tous les jours au restaurant pour le travail, donc c’est compliqué de résister aux tentations. Après, ça fait partie du job. Je ne bois jamais à midi, cela dit. Sinon, ton après-midi est gâchée ! Surtout que je suis un mec de la sieste, donc il ne faut pas trop me tenter !

Je vois que tu as chez toi une paire de Air Max sous cloche. Les baskets, c’est une passion ?

Oui, ça l’a longtemps été ! Je suis un mec passionné. Quand je me mets dans un truc, je suis à fond. Ça a été la sneakers, le jean, la musique… Mes premiers salaires, ils passaient tous dans les sneakers. Quand j’étais gamin à Béziers, c’était un trésor. Une paire à 1000 francs, quand tes parents te l’achetaient, tu la chérissais. C’est comme ça que c’est venu, je pense. Aujourd’hui, je suis toujours ce qu’il se passe, mais j’achète très peu. J’ai beaucoup de mal à vendre mes paires, car pour moi, l’histoire liée à une paire est inestimable. C’est totalement décorrélé de son prix réel.

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