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Dans la routine de Joseph Molines

Texte Matthieu Morge-Zucconi
Photos Victoria Paternò

Le photographe indépendant parle effet plage pour les cheveux, le quotidien d’un expatrié à Paris, et pourquoi Instagram brouille la frontière entre vie professionnelle et vie privée.

Il a les cheveux longs, adore la plage, et sa forme d’exercice préférée est le surf. Pas de doute : Joseph Molines est australien. Il n’en fallait pas plus pour piquer notre curiosité : que fait-il à Paris, si loin de deux de ses passions ? Il nous a accueilli dans l’appartement / bureau / studio qu’il partage avec sa copine dans le 11ème arrondissement pour nous raconter son arrivée à Paris, son passage du surf au vélo et pourquoi il n’est pas fait pour un boulot dans un bureau.

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Joseph Molines. Je suis australien. Je vis en France depuis 7 ans. Je suis photographe indépendant, et je travaille à la fois pour la publicité et pour l’éditorial. Je travaille principalement pour des marques et magazines français. Parmi mes clients, on compte par exemple Le Bon Marché, Sandro, Dior, Louis Vuitton, Vogue Paris et Self Service. Être freelance, c’est être très occupé à un moment, et beaucoup moins à un autre ! Je photographie principalement de la mode, donc des mannequins, et des natures mortes. En France, on m’appelle Joseph, tandis que dans les pays anglophones, c’est plutôt Joe !

Quand as-tu commencé la photo ?

J’ai commencé au lycée. Mon école a lancé un nouveau département d’art et j’ai commencé la photo, pensant que ce serait très peu de travail ! Ça s’est avéré être très amusant puisqu’avec un ami, nous avions une énorme chambre noire de 80m2 à utiliser tous les deux. J’ai commencé à me passionner pour la photo à ce moment-là, et je m’intéressais également à la vidéo parce que je faisais beaucoup de skateboard à l’époque ! Ensuite, j’étais censé aller à l’université pour étudier le commerce, mais je n’en avais pas très envie. Ma prof d’art m’a suggéré d’aller en école d’art, pour continuer la photo. J’ai passé 4 ans là-bas : ma matière principale était la photo, mais j’ai aussi touché à toutes les autres disciplines, que ce soit la théorie, la céramique, la sculpture ou la peinture. Après ça, j’ai assisté des photographes pendant 4 ou 5 ans, puis je suis venu à Paris.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’installer à Paris ?

Ma copine a étudié le design de mode, et nous rêvions tous les deux de travailler à Paris, puisqu’il s’agit du centre névralgique de la mode. Du coup, nous nous sommes simplement dit “ok, allons nous installer à Paris”. Nous étions encore jeune, donc nous avons tenté notre chance - dans le pire des cas, nous pouvions toujours rentrer. Ça fait 7 ans, et on est toujours là ! En ce moment, nous n’avons pas le projet de rentrer en Australie, même si en vieillissant, tu commences à chérir ce qu’il y a chez toi : la plage, la famille toute proche… Dans les cinq prochaines années, nous songerons peut-être soit à rentrer, soit à déménager dans une autre ville, idéalement proche de la plage. J’adore la plage - et il n’y en a pas à Paris ! La plage a une énergie, c’est très stimulant. Ceci étant dit, Paris est une ville unique et magnifique. Tu vis dans un quartier, mais tu peux aussi tout faire à pied ou en vélo. En Australie, tu es dans ta voiture tout le temps. C’est un peu comme Los Angeles.

Tu fais beaucoup de vélo ?

Oui, je me déplace principalement en vélo à Paris. Ça me manquait, d’avoir une activité fun qui soit également une forme d’exercice ! Avant, je vivais sur la plage en Australie, donc je surfais beaucoup. Avec mes amis, on a acheté des vélos, donc on fait pas mal de journées où on va se rendre dans un village en dehors de Paris, on déjeune, puis on revient. C’est une super activité : tu fais quelque chose en extérieur, tu fais de l’exercice. C’est bien pour rester en forme, et pour ne pas devenir fou !

À quelle heure te réveilles-tu habituellement ?

Je me réveille à 8:00, prends une douche, sors pour prendre un pain au chocolat, puis je bois un café. J’aime prendre mon petit-déjeuner dehors. Quand j’habitais rue des Vinaigriers, je dépensais des fortunes chez Craft, un café de la rue ! C’est une bonne manière de commencer la journée avant de rentrer ici et de travailler. Habituellement, l’après-midi consiste plutôt à me déplacer pour récupérer des choses utiles à des shootings, comme de l’équipement, avant de rentrer et de finir de travailler ici.

Quels produits utilises-tu le matin ?

J’aime beaucoup le shampoing Horace, ainsi que le déodorant et l’hydratant visage. Ce que j’aime chez Horace, c’est que les produits semblent pensés pour convenir à des mecs qui débutent juste dans le soin. Ce n’est rien de compliqué, mais c’est toujours efficace. J’utilise aussi le spray coiffant texturant. Je ne prends pas beaucoup soin de mes cheveux mais lorsque je suis en vacances, ils sont toujours plus beaux. Tu t’es baigné, tes cheveux n’ont pas été lavés depuis un bail mais ils sont plein de sels donc ils sont beaux - ce produit rend cet effet possible. Je l’adore. Je coupe mes cheveux une fois par an, un peu plus court, lorsque je sens que j’ai besoin de changement. Je fais ça lorsque je rentre en Australie. C’est un peu comme si je voulais débuter la nouvelle année en changeant de look !

Tu portes du parfum ?

Je porte Margiela et Loewe. Je n’aime pas les parfums trop masculins, j’aime les odeurs légères et fraîches. Avant, j’ai beaucoup porté Tommy Hilfiger. Je ne sais pas s’ils le font toujours.

C’est quoi, une journée de travail typique pour toi ?

Il n’y a pas une, mais deux journées typiques de travail ! Les journées de shoot commencent habituellement à 9:00. Je me réveille, me prépare, passe récupérer de l’équipement, me rends sur le shoot et procède à l’installation, puis shoote. L’autre type de journée, c’est à mon bureau : je vérifie les fichiers, fais des sélections, les envoie. J’envoie les photos au retoucher ou les retouche moi-même, je les édite, ou prépare le shoot d’après. Lorsque je ne suis pas en shooting, je travaille habituellement de chez moi. Ça peut être distrayant, mais c’est très agréable, parce que la lumière est super ici. Je peux shooter des petits projets, comme des natures mortes. J’ai cherché un studio à partager, mais je ne suis pas sûr que ce soit ce dont j’ai besoin. Parfois, je fais des recherches à la bibliothèque. Non seulement c’est cool de voir des gens, mais en plus, comme j’ai passé beaucoup de temps à la bibliothèque lorsque j’étais en école d’art, je travaille assez naturellement à la bibliothèque. Je vais à Beaubourg.

Est-ce que tu parviens facilement à séparer ta vie professionnelle de ta vie personnelle ?

C’est un peu la bagarre, parfois, mais si j’ai une journée très cadrée, c’est facile. Par exemple, si je sais que je dois retoucher 20 photos, je m’assois à mon bureau et je le fais. Je ne suis pas sûr que je travaillerais mieux dans un bureau. Je ne travaille pas de 9:00 à 18:00. Je travaille de 10:00 à minuit, et j’organise mon temps comme je le souhaite. Je peux par exemple sortir déjeuner. Ici, c’est cool. On s’est installés il y a 1 an. Avant ça, on vivait dans un appartement meublé. C’était agréable, mais c’était très cool de trouver un appartement non-meublé, et de pouvoir construire une maison, au sens foyer du terme. On a passé pas mal de week-ends à acheter des choses, des choses que nous aimions vraiment. Les appartements meublés, c’est assez étrange : tu es à la fois chez toi, et pas chez toi !

Tu voyages beaucoup ?

Oui ! Je shoote parfois à l’étranger, lorsque le budget le permet - mais aussi en studio, que ce soit à New York, Milan ou Londres. Londres est très proche, donc c’est très pratique. Les shoots parisiens et les shoots londoniens sont différents. À Paris, tu commences à 9:00 puis tu as une longue pause pour le déjeuner, et tu finis à 19:00. À Londres, les shootings finissent habituellement à 18:00, parce que la pause déjeuner est plus courte. Ça rend plus facile le voyage dans la journée, tu peux prendre le train de 20:00.

De nos jours, pour un photographe, poster son travail sur Instagram semble faire partie intégrante du métier. Tu fais beaucoup ça ?

Je ne poste pas beaucoup. Avec les réseaux sociaux, la vie professionnelle est plus difficile à définir qu’avant. C’est plus difficile d’arrêter de travailler lorsque tu as des images en permanence sous les yeux sur Instagram. Quand tu es styliste, que tu travailles dans le domaine des réseaux sociaux ou lorsque tu es photographe, ta vie professionnelle et ta vie personnelle se mélangent !

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