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Dans la routine de Jérémy Chatelain

Texte Matthieu Morge Zucconi
Photos Victoria Paterno

Le producteur et chanteur parle musique, boutons et célébrité.

“Je ne me vois pas comme une célébrité, ça m’est arrivé si jeune”. S’il n’est pas une célébrité, Jérémy Chatelain, 33 ans, est au moins une tête connue. Ancien candidat de la Star Academy devenu producteur et “chanteur de variétés”, il a tout connu : la célébrité à 17 ans, les tournées des stades, le rôle de chroniqueur dans une émission quotidienne, et la vie de producteur. Il nous a reçu chez lui, dans le 11ème arrondissement de Paris, pour parler maquillage, golf et célébrité, forcément.

Jérémy, que fais-tu dans la vie ?

Aujourd’hui, je suis producteur et co-compositeur. Avec Pedro Winter et Boston Bun, on a monté un studio de “musical image”. On a produit de la musique pour Lancôme, Sushi Shop, des jingles pour Canal+, ou bien les morceaux “Missing You” de Boston Bun ou “Genie” de Busy P, dernièrement. Puis, forcément, je me sens chanteur : c’est par là que j’ai commencé, j’ai chanté avec Céline Dion à 17 ans, je chante sous la douche, je chante quand je produis…

Tu as commencé à la Star Academy, c’est une expérience qui t’a marqué créativement ?

Forcément. La Star Academy, c'est une école artistique unique. On se levait à 7:00 pour commencer à travailler avec les meilleurs profs, Kamel Ouali ou Armande Altaï. Ce ne sont que des bons souvenirs, c’est pour ça que j’en parle avec plaisir. Ça m’a donné une exigence, que ce soit musicalement ou humainement.

Tu es devenu célèbre très jeune. Comment as-tu géré le retour à la normale, si je puis dire ?

J’ai très bien géré le retour à la réalité. Pour certains, prendre le métro alors que tu étais Claude François à 17 ans, c’est difficile. Personnellement, j’ai pris les choses comme elles venaient. J’ai eu la chance d’être très bien entouré, aussi, et de travailler très vite sur plein de projets différents.

Comment es-tu devenu producteur ?

Tu sais, j’ai toujours été curieux d’autres choses, même à l’époque de la Star Ac’. Depuis que j’en suis sorti, rien ne s’est arrêté pour moi : j’ai sorti mes disques, et j’ai vite produit. C’est Bertrand Burgalat qui m’a lancé dans la production. Ensuite, on a fait Psychédélices, l’album d’Alizée et ça a explosé en Amérique du Sud. J’avais 24 ans, on tournait dans les stades : là-bas, j’étais Jay-Z et en France, personne ! Ensuite, on a fait l’album d’Alizée sur Institubes, et c’est comme ça que j’ai rencontré pas mal de gens comme Para One, avec qui je suis toujours en contact aujourd’hui.

En studio, c’est quoi ton rôle ?

Je suis vraiment le maçon du morceau. Je fais la structure, je touche les boutons. J’aime bien avoir la main sur le morceau. Plus largement, ce que j’apporte sur les morceaux des autres, c’est la pop. C’est ce que les gens viennent chercher. Je peux tout faire sur un morceau, du mastering, de la DA, de la composition... Je suis un peu un docteur !

De la Star Academy à tes collaborations actuelles avec Ed Banger, tu as fait beaucoup de choses très différentes. Ça reflète ta personnalité ?

J’essaye effectivement de faire une sorte de crossover. Je suis probablement le chanteur de variétés le plus calé en techno et en rap (rires). Malgré ça, je ne peux pas être snob. Je me suis trop fait snober quand j’étais jeune. C’est pour ça que j’ai fait Le Grand 8 par exemple, pour ne pas oublier ma culture pop. La télé, c’est la maison. Bien sûr, quand je sors un morceau, j’adore qu’on en parle sur I-D ou sur Nowness et j'aime tout autant quand on en parle à la télé !

Aujourd’hui, comment s’organisent tes journées ?

Le matin, ma journée commence par 20 minutes de méditation. Parfois, pour méditer, je joue simplement du piano sans m'arrêter ! Je commence à travailler à 9:00. Le matin, je décide de l’endroit où je travaille : j’adore bouger, je trouve que l’endroit donne la vibe. L’un des grands avantages des ordinateurs, c’est qu’on peut faire de la musique n’importe où. Une fois par semaine, je vais travailler à Disneyland. C’est une madeleine de Proust pour moi : je m’installe à l’hôtel Disney avec un chocolat chaud, et je bosse. 2 ou 3 jours par semaine, je vais au studio, chez Havas. Ça fait 14 ans que je passe 80% de mon temps en studio, en fait. Je peux aussi rester travailler ici.

Tu finis tard le soir ?

Alors déjà je ne sors plus, à moins d’être payé pour mixer ! La boîte de nuit, ce n'est plus pour moi - je suis toujours malade le lendemain ! Je mixe souvent pour les présentations de collections Chanel, je joue Claude François, je mets le feu (rires) ! Plus jeune, j’étais en studio jusqu’à 7:00 du matin. Il n’y avait pas de repas, pas d’horaires. Maintenant, le soir, j’ai envie d’être au calme à la maison avec ma copine, de dîner tranquillement.

Justement, tu es aussi père de famille. C’est une dimension de ta vie qui influe sur ta routine ?

Oui, j’ai une ado ! Elle vit en Corse avec sa maman, donc je l’ai surtout pendant les vacances. Ça n'influe donc pas vraiment sur ma routine, mais c’est quelque chose qui te responsabilise. Je ne me suis pas vu vieillir (rires) ! Ma copine est enceinte, je vais donc avoir un deuxième enfant bientôt ! Ça va sûrement être différent, là, par contre.

Bon, tu as fait beaucoup de télé - tu as donc été souvent maquillé. Ça t’a laissé des traces ?

Le maquillage, il y a deux options. Quand tu arrives dans la chaise, tu peux dire à la maquilleuse “ne me maquille pas trop”. C’est le cas où tu es un peu blanc à la télé mais tu peux rester maquillé quand tu sors. Sinon, tu peux dire “maquille-moi normalement” et là t’es orange ! Avant, on me maquillait tous les jours. Le maquillage en tournée, je vais te dire un truc, c’est pas le maquillage de la télé : t’as des croûtes, tu sues, c’est terrible ! À l’époque, on ne posait pas de questions : t’avais quelqu’un qui te disait “mets le t-shirt rose”, qui te coiffait, qui te maquillait, tu disais oui à tout ! Si tu regardes les photos de l’époque de la Star Ac’, il n’y en a pas une où j’ai un look acceptable (rires) !

Tu as gardé des habitudes de cette époque ?

Oui. Si j’ai une avant-première ou un évènement du genre, il m’arrive de piquer un produit à ma copine et de me maquiller très légèrement - un peu de fond de teint, vite fait. Sinon, la coiffure, je pense. À l’époque du Grand 8, il fallait y aller toutes les semaines, car je voulais pas descendre dans le top coiffures de GQ ! J’ai testé tous les types de barbiers. Ce qui me convient le mieux c’est les salons algériens et les salons tunisiens. Les Algériens, c’est plus strict mais ils sont très forts pour les dégradés propres. Les Tunisiens, c’est plus “petite vibe”, un peu plus libre, tu vois ? Ils ont une maîtrise du dégradé incroyable, ils te font la barbe, passent le fil… C’est hyper agréable. Avant j’y allais tous les mardi, maintenant c’est plus souple. Mais je garde ce rendez-vous hebdomadaire. Tu sais, j’ai connu tous les errements capillaires possibles : la coupe mulet, les cheveux longs… Après je me suis rasé la tête, ça allait mieux ! Je conseille un salon tunisien, 85 rue Jean-Pierre Timbaud, ou Mounir à Villejuif. C’est le meilleur dégradé de toute l’Île-de-France !

C’est quoi, les produits de ta routine ?

J’adore le gel douche à la bergamote. Il sent trop bon ! J’utilise ça, ou alors du Petit Marseillais au lait, un truc très simple. Après, je fais peu de choses. Mon secret, c’est dans le brossage des dents : j’utilise de l’Elgydium avec du bicarbonate. J’ai les dents super blanches ! Par contre faut pas trop en mettre sinon, accident sur les gencives ! Après j’ai une pommade pour l’eczema, et une eau de Cologne Chanel.

Quand tu as participé à notre Interview Moteur de recherche, tu nous racontais ton expertise en matière de boutons.

Ah ça ! Je vais donner un scoop à tous les gars de 15/20 ans qui nous lisent. Des boutons, on en aura toujours. Moi, je les perce, puis je mets de l’Hexomédine transcutanée sur un coton et j'applique sur le bouton. Il n’y a pas mieux. Je le dis à ma fille, Hexomédine !

Sinon, tu trouves le temps de faire du sport ?

Je joue au golf deux fois par semaine. Je m’y suis mis à 20 ans. C’est marrant parce que j’ai grandi dans une maison au milieu d’un golf, mais je n’y jouais pas. Maintenant, c’est le truc qui me fait prendre l’air. C’est génial, t’es à la forêt. Je mets mon enceinte Bose dans mon caddie et je fais 9 trous. C’est une belle marche, ça me détend. Je suis en métro tout le temps, donc il faut que je prenne l’air !

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