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Dans la routine de Jack Whelan

Texte Matthieu Morge-Zucconi
Photos Franck Jessueld

Le co-fondateur du Ballon FC parle rasoir de sûreté, ski freestyle et football.

Lorsque Jack Whelan nous ouvre la porte, nous sommes sûrs d’avoir tapé au bon endroit. Qui d’autre nous ouvrirait en portant un maillot de football de l’Angleterre daté du début des années 1990 ?

Pas de méprise, donc : Jack Whelan est bien anglais, et il aime bien le football. Aujourd’hui (notamment) en charge de la ligue de football Le Ballon, où évoluent par exemple David Bellion ou Tobias Schwartz Christensen, il vit à Paris après avoir connu plusieurs métiers. À 29 ans, il a déjà été skieur professionnel, vendeur de bateaux, et même portier d’un hôtel 5 étoiles à Vancouver. Il nous raconte sa routine.

Que fais-tu dans la vie ?

Je suis l’un des fondateurs du Ballon. Je suis aujourd’hui project manager du Ballon Football League. Je travaille aussi pour Nutmeg, une agence de positionnement marketing spécialisée dans le football et plus généralement le sport.

Tu es arrivé à Paris récemment. Par où es-tu passé avant ?

Je suis arrivé en 2014. Avant ça, j’ai vécu à Vancouver pendant 6 ans, où j’ai étudié les langues à l’UBC. J’ai passé 4 ans à l’université, et deux ans à travailler. J’ai cumulé plein de jobs : j’ai travaillé pour le magazine Inventory, comme portier de deux hôtels 5 étoiles et même comme vendeur de bateaux.

C’est quoi, Le Ballon ?

À l’origine, Le Ballon, c’est un bar. Mon frère James avait L’Inconnu, un bar dans le 10ème arrondissement, et l’idée de faire quelque chose pour la Coupe du Monde 2014 est apparue. Je l’ai alors rejoint car j’avais un vrai côté geek du football qui pouvait être utile. Par la suite, nous avons développé, en vue de l’Euro 2016 en France, une agence de conseil pour les marques cherchant à se positionner sur le foot.

Aujourd’hui, c’est aussi une ligue, c’est ça ?

Oui. Après la Coupe du Monde, on a cherché un projet pour continuer à faire vivre Le Ballon. On s’est vite dit que l’on allait faire une ligue. On est allé voir une grosse marque de sportswear, on a proposé notre idée de faire 8 équipes avec le but de jouer au foot autrement et de montrer qu’on pouvait communiquer autour du football différemment qu’avec Neymar et du dubstep. On a casté 8 capitaines, à qui on a donné la mission de trouver un nom d’équipe, de faire un logo, un maillot… Aujourd’hui, la Ligue, c’est 120 joueurs répartis sur 8 équipes, et on vend nos maillots sur un site de football connu dans le monde entier. Certaines équipes ont vendu des maillots en Argentine, par exemple.

Cet intérêt global pour une ligue amateur, c’est représentatif d’un élargissement du marché foot, selon toi ?

Le marché foot global est clairement en train de découvrir que tout le monde adore ce sport et qu’il faut jouer dessus. Aujourd’hui, un lancement de maillot, ce n’est plus un joueur au stade qui fait des jongles, c’est une soirée avec Pogba, MHD, et des instagrammeurs. Même les joueurs achetés, ce n’est pas purement footballistique : quand Manchester United achète Pogba, c’est aussi marketing. C’est assez récent : j’ai contribué à fonder à Vancouver le Gastown F.C, le club d’Inventory, en 2010 et à l’époque, il n’y avait que le Nowhere F.C, le Chinatown F.C et les Soho Warriors à New York qui avaient cette approche. Aujourd’hui, il y en a partout, de Milan à Paris.

Du coup, j’imagine que tu joues au foot régulièrement ?

Je joue depuis toujours. J’ai été mis aux cages par mes frères, qui sont plus vieux que moi, et je suis toujours à ce poste aujourd’hui. Dans la ligue, je joue pour River Dubplate. Je joue aussi en foot à 11, avec l’Atletico Batignolles. On joue dans le championnat de première division FLA, et on vient d’être sacrés champions ! Je joue tous les vendredi soirs, de 20h30 à 22h, avant d’aller boire des bières avec mes coéquipiers. En tout, je joue au foot trois fois par semaine.

C’est le seul sport que tu pratiques ?

Je joue aussi au golf, et j’adore regarder le sport. Je suis un mec très simple : j’aime le sport, les voitures et la bière. Si c’est du sport, que ça passe à la télé et que je peux me poser devant, je vais regarder.

C’est quoi, ton rituel après le sport ?

J’aime prendre mon temps, que ce soit avant ou après le sport. Je prends évidemment toujours une douche, je me nettoie le visage et je me sèche avec ma serviette du club brésilien Fluminense, que j’ai achetée à Rio sur la plage !

Avant Vancouver, tu étais à Verbier, en Suisse, où tu étais skieur à un niveau professionnel. Ça consiste en quoi, la vie de skieur pro ?

J’étais skieur freestyle, donc j’étais soutenu par des marques pour mes voyages et je faisais des compétitions. Je vivais alors à Verbier, en Suisse, où j’étais aussi moniteur de ski. J’ai fait ça pendant deux ans. Je skiais toute la journée, puis sortais tous les soirs. Je ne pourrais pas avoir ce rythme aujourd’hui !

Comment s’organise ta journée de travail ?

Je suis au bureau vers 11:00. Je me réveille assez tard, vers 10:00. Je ne prends pas de petit déjeuner, juste de l’eau, et je pars au travail en vélo. Je m’habille assez simplement, même si je porte un maillot de foot environ tous les deux jours. Je finis généralement ma journée vers 19:30, sauf bien sûr lorsqu’il y a entraînement ou match de la ligue. Dans ce cas-là, je finis vers 22:00.

Ta salle de bain est remplie de bouteilles de parfum. Comment les choisis-tu ?

Mon goût pour les parfums vient de mon père, comme pour beaucoup de choses. Il aime les belles choses. Il m’a appris que dans tous les domaines, il y a des classiques, des choses mieux que les autres. Je porte Guerlain, Hermès, Chanel, Aqua di Parma, des parfums qui ont traversé le temps. J’aime bien ce qui est intemporel, pas seulement pour les parfums !

Dans quels autres domaines, par exemple ?

À vrai dire, dans tout ou presque. Mon rasoir, c’est un rasoir de sûreté, car j’aime bien l’action, le processus. J’utilise aussi un blaireau. J’aime prendre ce temps. J’ai une vraie passion pour la mécanique, l’objet, le design. C’est la même chose avec mes stylos - je prends toutes mes notes au stylo plume, avec un stylo développé pour les capitaines de sous-marins - ou avec la voiture que je conduis, une Mercedes Classe C de 1993. J’aime les choses classiques, même en matière de vêtements : mes boots Alden, mes mocassins Bass, les classiques actuels que sont les Vans Authentic ou les Converse All Stars blanches, des designs qui n’ont pas changé depuis des années. Je comprends pourquoi les gens ont envie de suivre la mode, d’acheter de nouvelles choses en fonction des tendances. Je n’ai juste pas envie de le faire. Mon vélo, c’est quelque chose de très simple, un vieux vélo de course à une seule vitesse que je peux réparer moi-même au besoin.

Tu as la peau très claire. Comment affrontes-tu le soleil ?

La crème solaire et l’après-soleil sont indispensables. Ce week-end, j’ai attrapé des coups de soleil car j’ai passé 11 heures sur un terrain de foot et que je n’étais pas assez protégé… La dure vie d’anglais !

Photos : Franck Jessueld
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