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Dans la routine de Filip Elerud

Texte Matthieu Morge-Zucconi
Photos Franck Jessueld

Le consultant en marketing nous parle skateboard, Bruxelles et vie de famille.

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C’est à Uccle, l’une des 19 communes composant la région de Bruxelles-Capitale, que nous avons rencontré Filip Elerud. Le suédois, 39 ans, travaille dans le domaine du skateboard, où il aide des marques à développer leurs produits et à les commercialiser. Il nous parle de sa vie de père de famille, de sa ville, mais aussi de skate. Forcément.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Filip Elerud, j’ai 39 ans. Je suis né en Autriche, j’ai grandi et vécu dans pas mal de pays, dont les États-Unis, mais mon passeport est suédois.

Que fais-tu dans la vie ?

Je suis consultant en marketing pour des marques de vêtements. J’aide ces marques à développer leurs produits, qui sont toujours liés au monde du skateboard.

Tu vis à Bruxelles. Comment ce choix s’est-il fait, pour toi qui a vécu un peu partout ?

C’est à Bruxelles que se trouve le siège européen de Levi’s, où j’ai travaillé durant 11 ans avant de monter ma propre société. Je fais d’ailleurs toujours un peu de marketing pour eux, en freelance. Je suis arrivé à Bruxelles en 2004, et je n’y suis parti qu’entre 2009 et 2010, où j’ai pas mal voyagé, à Bali, en Australie...

Que faisais-tu chez Levi’s ?

À l’origine, j’ai rejoint Levi’s pour m’occuper de l’aspect digital de la marque. Très vite, j’ai rejoint leur programme dédié au skateboard, où nous étions trois - au début du moins. Après seulement 1 an, mes collègues sont partis et je me suis retrouvé à faire ça presque seul. C’était une sorte de start-up au sein de Levi’s, une petite structure en marge. Durant les 6 dernières années que j’ai passé là-bas, je me suis occupé de leur ligne de denim dédiée au skateboard.

Pourquoi avoir quitté la marque ?

En 2013, le programme skate de la marque, qui ne concernait à la base que l’Europe, est devenu global. Je m’occupais alors à la fois du développement produit, du marketing et des ventes. Nous avons dû commencer à travailler de concert avec le siège mondial, à San Francisco. L’ambiance est devenu différente, plus “corporate” et moins proche de ce que je recherchais. Je voulais revenir à un esprit un peu plus start-up, plus petit.

Tu as donc décidé de lancer ta propre compagnie. Tu as fait ça seul ?

Non, j’ai un partenaire, qui travaillait également chez Levi’s d’ailleurs. Je collabore avec beaucoup de gens avec qui je travaillais du temps de Levi’s. Le monde du skate est assez petit, en fait (rires).

Quel a été ton parcours avant Levi’s ?

Je n’ai pas étudié la mode : je viens plutôt du digital. En 1999, au moment de l’éclatement de la première bulle Internet, je travaillais pour une agence digitale à Stockholm. J’ai également travaillé pour Intel à Bruxelles, dans le domaine commercial. C’est comme ça que j’ai été mis en relation avec les personnes s’occupant du digital chez Levi’s. J’aimais la marque, forcément, et l’ambiance donc j’y suis resté.

Tes journées de travail ont-elles évolué maintenant que tu es à ton compte ?

Avant, j’avais énormément de travail, des journées très chargées. Aujourd’hui, à vrai dire, chaque journée est différente. Souvent, je discute avec des clients, ou travaille avec les marques sur le développement des produits. Mon associé s’occupe plutôt des silhouettes, des matières, de la création. De mon côté, je travaille plus sur la distribution et l’aspect commercial. Nous sommes complémentaires ! Sinon, les journées ne sont jamais vraiment finies, même si j’essaye de déconnecter un peu plus qu’avant.

Voyages-tu beaucoup pour ton travail ?

Du temps de Levi’s, beaucoup plus qu’aujourd’hui. J’ai contribué à la construction de skateparks en Bolivie, en Inde, et je me rendais évidemment beaucoup à San Francisco, où se trouve le siège mondial. J’avais aussi pas mal de voyage d’affaire assez classique, avec des réunions… Je dirais qu’aujourd’hui, je suis un peu revenu du voyage d’affaires. Si ce n’est pas nécessaire, je ne le fais pas.

Tu as deux enfants. Cela change-t-il quelque chose dans ta routine ?

Lorsque l’on a des enfants très jeunes, souvent, le manque de sommeil se fait ressentir. J’ai personnellement toujours été une personne assez matinale. Même si je n’en ai pas envie, je me lève vers 6h30. Pour ce que cela change, je dirais que lorsque l’on a des enfants, on dort moins, donc on boit plus de café (rires) ! Mes horaires doivent aussi être plus flexibles, pour avoir plus de temps pour eux.

Quelle est la première chose que tu fais en te levant ?

J’aide ma femme à nourrir les enfants, puis je prends un petit-déjeuner. Café, granola, yaourt… Ça dépend. Je fonctionne par phases ! Je saute ensuite sous la douche. J’utilise des produits assez simples. C’est la simplicité que j’aime d’ailleurs chez Horace. Je n’étais pas trop intéressé par les produits avant de découvrir la marque, car j’avais l’impression que ce qui était vendu n’était pas pour moi. Le marché de l’hygiène pour hommes, les packagings, les odeurs bizarres, ça ne me parle pas. Avant, je me contentais d’appliquer de l’aloe vera sur mon visage, mais je trouve que les produits d’Horace, hydratant comme nettoyant, sont simples et efficaces. J’aime particulièrement l’éponge, c’est tellement facile à utiliser !

Comment te rends-tu au bureau ?

Souvent à pieds. J’ai aussi un vélo, mais je vis sur l’un des points les plus hauts de Bruxelles, et mon bureau se trouve en bas de la côte. Je dois donc prévoir que le soir, je vais devoir remonter 2,5 kilomètres, ce qui me décourage souvent. J’y suis généralement avant 9h.

Hormis ton trajet quotidien, tu fais du sport ?

Le vélo, donc, mais aussi - évidemment - du skate. Je ne cours pas, je déteste ça : je trouve ça très ennuyeux. Je ne suis pas passionné de sport, même si dans ma jeunesse j’ai fait beaucoup de boxe et de lutte.

Que peux-tu me dire sur la vie à Bruxelles ?

C’est une ville qui a beaucoup évolué, mais qui reste, à mon sens, sous-estimée. Une fois que l’on a gratté la surface, elle est bien plus cool que beaucoup de villes européennes. L’architecture est fantastique, et chaque partie de la ville est différente. Je dis souvent que c’est l’un des derniers bastions de l’anarchie dans l’Union Européenne. Il y a énormément de liberté.

Tu dis que la ville a beaucoup évolué. En quoi ?

Avant, il y avait beaucoup d’expatriés qui venaient travailler ici pour les services de l’Union Européenne et les grandes marques installées ici… Dernièrement, la scène artistique a explosé. Des artistes s’installent, il y a énormément de grandes galeries étrangères qui viennent ouvrir des antennes ici, et les gens que l’on rencontre sont très différents, très intéressants. C’est une ville fascinante. Et peu chère !

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