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Dans la routine d'Enzo Lefort

Texte Matthieu Morge-Zucconi
Photos Victoria Paternò

Le champion du monde d'escrime parle après-carrière, Laura Flessel, et taches de déodorant.

Paris 20ème arrondissement, par l’une des premières journées fraîches de l’automne : Enzo Lefort nous ouvre la porte tout sourire, suivi de près par YOLO, son chat (pour You Only Live Once, on imagine). Assis autour d’un thé au jasmin dans son salon garni de livres d’art et de moodboards, le champion du monde d’escrime, 27 ans, nous raconte son quotidien d’OVNI du fleuret : entraînement, beurre de mangue et community management sont au programme.

Bonjour Enzo, peux-tu te présenter ?

Je suis Enzo Lefort, j’ai 27 ans. Je suis sportif de haut niveau : je fais partie de l’équipe de France d’escrime. Je suis également diplômé en kinésithérapie.

Comment es-tu venu à l’escrime ?

En 1996, j’avais 5 ans. Laura Flessel remporte les jeux d’Atlanta et moi, comme elle, je viens de Guadeloupe. À l’époque, je faisais du tennis, mais j’ai dit à mes parents que je voulais arrêter pour jouer avec une épée, moi aussi ! J’ai été détecté à l’âge de 16 ans, et j’ai intégré le Pôle Espoirs à Châtenay-Malabry, puis l’INSEP en 2010.

Pourquoi as-tu choisi le fleuret ?

C’est l’arme d’initiation : on touche avec la pointe uniquement. C’est une arme qui me correspond bien, car la priorité y est à l’attaque - c’est plus vivant. Je suis un combattant plus actif que tactique, donc c’est un style qui me correspond bien !

Aujourd’hui, ton palmarès est impressionnant.

Merci ! J’ai été 1 fois champion du monde par équipes, 3 fois champion d’Europe. Je suis aussi vice-champion olympique par équipes. Ce que j’aime bien dans les compétitions par équipes, c’est qu’il y a un vrai esprit d’équipe : c’est un système de relais, on se rencontre tous.

À quelle fréquence t’entraînes-tu ?

Je m’entraîne 2 fois par jour tous les jours sauf 2 ou 3 demi-journées par semaine. Ce n’est pas toujours de l’escrime. Il y a également beaucoup de préparation physique, du cardio ou du foot par exemple, et de la musculation. L’escrime, c’est 2 à 3 fois par semaine, des gammes principalement. En gros, je m’entraîne de 9:00 à 10:30, ou de 10:00 à 12:00, puis on reprend vers 16:00, jusqu’à 19:00. Il m’arrive de sortir de l’INSEP vers 20:00, si j’ai du kiné à faire, ou de la balnéo !

Du coup, tu te lèves à quelle heure ?

Je me réveille vers 8:30. Je prends un petit déjeuner : avant, je me faisais des smoothies et des oeufs - maintenant, je fais plus simple donc c’est jus pressé, raisins secs, par exemple. S’il y a compétition, comme on commence vers 8:30 et qu’il faut 2h pour s’échauffer, tu te lèves à 5:30, 6:00 !

J’imagine que quand on est sportif de haut niveau, on est amené à passer pas mal de temps sous la douche !

En effet ! Je prends 3 douches par jour. La seule que je fais avec tous mes produits, c’est celle du matin. Mes potes de l’escrime me prennent pour un OVNI, ils trouvent ça fou que je débarque avec tous mes produits, mais moi j’aime bien. J’utilise mon exfoliant visage, mon gel douche cannabis, que j’aime beaucoup. Je fais un shampoing tous les deux ou trois jours car avec le masque d'escrime, il faut ! On a un seul masque par saison donc en fin de saison, l’odeur est pas forcément très agréable (rires) ! J’aime beaucoup les produits naturels, le beurre de mangue, l’huile de coco, que j’utilise depuis longtemps. Je trouve le déodorant Horace très cool, parce que j’ai eu beaucoup de taches dans ma vie, et là j’en ai plus ! Sinon, je suis un gros consommateur de crème hydratante.

Ah oui ?

Oui, j’en mets sur le corps pour éviter la peau sèche, évidemment. J’aime bien l’hydratant visage Horace, aussi, car il absorbe vite et ne laisse pas le visage luisant - ça c’est super !

Tu prends beaucoup soin de tes cheveux ?

Une fois par mois, je vais me faire faire un dégradé à La Shaperie. Avant, j’allais dans un salon de Strasbourg Saint-Denis, où le mec me faisait toujours attendre - après les jeux, le coiffeur m’a reconnu et je n'ai plus jamais attendu ! J’aime bien que ce soit sur rendez-vous à la Shaperie. C’est un moment privilégié, pour moi. Je me détends.

La mode, c’est quelque chose qui te passionne aussi ?

Oui. Je sors avec une styliste, on a ça en commun. Je viens du streetwear : j’ai jamais porté de slims et de Schmoove, mais plutôt des baggies et des t-shirts XXL (rires) ! Aujourd’hui, je porte beaucoup de Vans, de la marque de mon ami Coltesse, d’Ami ou d’Y-3. J’aime les belles pièces, j’adore les manteaux.

Tu es diplômé en kiné. Tu prépares déjà l’après-carrière ?

L’escrime, c’est un sport amateur qui n’attire pas trop les sponsors et la carrière dure jusqu’à 34, 35 ans donc l’idée, c’est d’ajouter des cordes à mon arc, on va dire. Je fais du community management : j’ai commencé sur Facebook avant les JO de Londres car il est important de savoir gérer son image. Aujourd’hui, j’aide ma copine à gérer le compte de son cours de hip-hop yoga, Humble Warriors, et je gère aussi les réseaux sociaux du magazine de David Bellion et Julien Soulier, Sport Étude. Je trouve ça super intéressant, de gérer une image de marque.

Du coup, comment jongles-tu entre ces deux jobs ?

Je prépare les posts entre midi et deux. Ça m’aide à penser à autre chose, ce qui est très important quand tu es confronté à des situations d’échec. On fait un sport très mental, donc il faut parfois laisser mûrir les choses.

La vie de sportif de haut niveau, c’est contraignant ?

Plus jeune, je faisais beaucoup la fête et je m’enfilais deux pizzas Domino’s par semaine, donc je t’aurais dit non. Après les jeux, j’ai connu un coup de mou, donc j’ai essayé de passer en mode ascétique et paradoxalement, je n’ai pas été plus performant. Chacun son équilibre, c’est très personnel : ma personnalité n’est pas très rigoureuse, je suis quelqu’un de fantasque dans la vie et dans mon jeu. Cela dit, je dois faire gaffe : je respecte mes heures de sommeil, je fais attention à ce que je mange et je choisis mes sorties. Je ne bois pas d’alcool la semaine, quelques verres lorsque je sors, c’est le maximum. En fait, l’escrime, c’est un sport de maturité !

Justement, tu penses arrêter quand ?

Mon but, c’est d’aller aux JO de 2024 à Paris. J’ai la belle vie, donc j’ai envie de continuer jusqu’à ce que mon corps dise stop.

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