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Comment je me suis décoloré les cheveux

Texte Gino Delmas
Photos DR

Blond cendré ou bleu pâle, 3 mecs nous racontent leur décoloration.

Se décolorer les cheveux est un rêve non exaucé pour pas mal de garçons. Musiciens, acteurs, artistes, sportifs, les exemples ne manquent pas parmi les figures masculines qui jalonnent notre jeunesse, et même ensuite. Pourtant, la raison, la crainte de se rater, ou encore la peur de la réaction de proches et autres collègues poussent ceux qui étaient intéressés à attendre un moment plus propice, voire à enfouir l’idée. La chose se démocratise malgré tout, et nous sommes allés à la rencontre de 3 mecs qui ont sauté le pas récemment pour qu’ils nous racontent le contexte, les coulisses et l’inspiration.

Grégoire, 28 ans, producteur

Raconte-nous la première fois que tu t’es teint les cheveux.

Il faut savoir que j’ai toujours eu envie de la faire, mais ma mère me l’a toujours interdit. L’année dernière je n’avais pas beaucoup de boulot l’été, je me suis dit : « c’est le moment ! ». J’ai sondé un ou deux coiffeurs, mais la somme était trop élevée. Ça faisait cher pour une blague.

Quelle couleur te faisait envie ?

La couleur que je voulais était un bleu passé, une couleur pas trop flashy, un peu fade.

Quelle était l’inspiration ?

Frank Ocean.

Comment tu t’y es pris ?

Un de mes amis est coloriste à l’hotel de Crillon, je lui ai demandé de me filer quelques conseils. Il m’a expliqué la procédure par SMS. Il m’a envoyé à Château d’Eau chez son fournisseur pour les produits, j’ai acheté un gros pot de décoloration puis une poudre bleue pour colorer. Un pote me les a appliqués. En gros la décoloration se faisait en 3 fois, deux pauses de 20 minutes, entrecoupées de rinçage, puis une dernière fois 10 minutes et un dernier rinçage. Une fois que c’était bien sec, on a coloré avec un shampoing plus visqueux que la moyenne que je voulais mal étaler, pour que le rendu ne soit pas uniforme. On envoyait des photos au coloriste et il nous disait si c’était suffisamment étalé. Je me baladais avec un sac plastique sur la tête, c’était drôle. Mais ça s’est bien passé, j’ai kiffé.

Combien de temps tu l’as gardée ?

3 mois environ, je le refaisais quand ça repoussait. J’en ai fait 5 en tout.

Quelle a été la réaction des gens ?

La meilleure est sûrement celle de ma mère : je lui envoyais des images pendant, elle était super énervée, elle me disait « tu es un adulte, réfléchis ». Quand je lui ai montré le rendu blond elle a trouvé ça pas mal et quand j’ai ajouté le bleu elle a trouvé que ça m’allait super bien. Après c’était assez léger, donc les réactions étaient très bonnes. Aujourd’hui des colorations tu en vois partout, peut-être encore plus sur des noirs et des métisses.

Est ce que tu as envie de le refaire ?

Oui, j’y repense. Pour l’été 2019 !

Thibaud, 30 ans, musicien / producteur

Raconte-nous la première fois que tu t’es teint les cheveux.

Je l’ai fait il n’y a pas longtemps, à une période où j’étais en recherche capillaire (rires). Je me suis rasé la tête et ensuite j’ai eu envie de me les teindre.

Quelle couleur te faisait envie ?

Moi je voulais un blond simple.

Quelle était l’inspiration ?

Pas vraiment un truc en particulier. Je ne l’avais jamais fait alors que j’avais 30 ans. Nos années sont comptées, et comme je sais que dans 5/6 ans je n’aurais peut-être plus de cheveux, j’ai foncé. Un peu trop peut-être.

Comment tu t’y es pris ?

J’ai acheté une décoloration ghetto dans un supermarché et je l’ai faite seul dans ma salle de bain. Sauf que je suis ressorti avec des cheveux orange. Ma copine était morte de rire. J’ai gardé la couleur 24 heures. J’ai regardé sur des forums, et apparemment c’était lié au fait que je suis brun. Pour contrer le orange, il fallait une coloration blond cendré. Je commençais à m’habituer à cette couleur cheloue, mais mes proches m’ont convaincu de faire la couleur que je voulais au départ. Donc là j’ai acheté un produit stylé, que j’ai chopé chez Bleach, un salon londonien spécialisé dans les décolorations, et ça n’a pas marché. En fait c’était un toner, alors qu’il me fallait un truc plus violent (un toner est une coloration semi permanente sans ammoniaque ni peroxyde, souvent grise ou blanche dont la fonction est d’atténuer les teintes jaunes d’une décoloration, ndlr). J’ai fini par trouver le bon produit après avoir retourné Internet et lu environ 1200 commentaires sur la question.

Combien de temps tu l’as gardée ?

Un mois environ, mais je l’ai refaite ensuite.

Quelle a été la réaction des gens ?

Ce qui est marrant c’est que tout le monde a aimé, et surtout j’ai senti la différence par rapport au moment où je me suis rasé la tête, où les gens étaient choqués. Là c’était plus cool. Puis je vis à Londres, et ici c’est super courant, plus qu’en France.

Est ce que tu as envie de le refaire ?

Je ne sais pas trop. Ça repousse brun derrière donc j’hésite un peu.

Etienne, 25 ans, co-fondateur d’un label de musique

Raconte-nous la première fois que tu t’es teint les cheveux.

Je l’ai déjà fait 2 fois, mais la première était il y a deux étés.

Quelle couleur te faisait envie ?

Un blond presque blanc.

Quelle était l’inspiration ?

Robbie Williams 1997. Je suis fan d’Oasis, de Liam Gallagher, de foot et de Robbie. J’aimais bien le côté « chav’ » anglais, working class. Et avec des lunettes aux verres fumés, il y un truc méchant de James Bond que j’aime beaucoup aussi.

Comment tu t’y es pris ?

Ma cousine est coloriste. Les deux fois j’ai été la voir au début de l’été, en vacances. Comme je suis brun foncé, elle s’y prend en deux étapes.

Combien de temps tu l’as gardée ?

Quelques mois.

Quelle a été la réaction des gens ?

Ma famille peut être à l’ancienne sur certains sujets, mais mon oncle l’avait fait pour le fun il y a quelques années donc c’est passé sans souci, ils étaient plutôt indifférents. Ça s’est démocratisé quand même, et puis ça me va plutôt bien il parait. Et comme je suis DJ et patron de label, je me sens libre de ce point de vue-là (rires).

Envie de le refaire ?

Je l’ai déjà refait une fois. Mais par contre je me demande si ce n’est pas la dernière. Je perds un peu mes cheveux sur le dessus, et j’ai remarqué que le shampoing violet que tu utilises pour entretenir la couleur n’arrangeait pas les choses. On verra.

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