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Les Euros élus

Texte Vadim Poulet
Photos Droits réservés

Le palmarès Horace des meilleures équipes grooming de l'Euro 2016.

Et si l’Euro avait été décidé sur d’autres critères que le nombre de buts marqués dans un match ? Horace réécrit l’histoire et couronne l’équipe la plus groomée de ce mois de football.

Une compétition internationale n’est pas seulement un enjeu de suprématie sportive : c’est la continuation de la guerre par d’autres moyens, ou un substitut plus pacifique. Et alors que les diplomaties tendent à perdre de l’influence au sein de l’Europe, une nouvelle arme a été confiée aux représentants de la nation : le grooming. Impossible de ne pas voir un élément de soft power dans ces photos d’équipes en costumes, posants comme des conquérants modernes sur les marchepieds de jets aux couleurs du drapeau.

Des gagnants et des perdants

Hamsik

En grooming comme en football, il est difficile de faire triompher son équipe seul. Ainsi, Ramos et son look de mauvais garçon à l’undercut soignée, Ronaldo et sa raie impeccable, Bellerin et sa pompadour toujours en place (être sur le banc aide à rester bien coiffé, il est vrai) n’auront pas réussi à distinguer leur équipe. Même Hummels, défenseur aussi élégant à la ville que balle au pied, portant bouc et coupe négligés, n’aura pu sauver l’Allemagne, malgré le soutien de leur sponsor Hugo Boss (ça ne s’invente pas).

A l’inverse, comme dans toute bataille, les ennemis de l’intérieur sont les mieux placés pour saboter une équipe qui aurait pu avoir ses chances. Lorsque l’on compte dans ses rangs la crête teinte en blond de Nainggolan, les dreads de Jordan Lukaku et la perruque de Fellaini, il est un peu présomptueux de vouloir remporter la timbale. Idem pour la Slovaquie, conduite par un Marek Hamsik toujours coincé dans Taxi Driver.

Au pied du podium

Angleterre

Il aurait été compliqué de couronner l’Angleterre pour des raisons autant politiques que sportives, et nous ne pouvions pas décemment récompenser un Rooney qui a cédé aux sirènes des implants capillaires, dans un élan de superficialité surprenant pour celui que l’on surnomme Shrek. Mais il est aussi impossible de ne pas souligner l’élégance de Lallana, le Romain Alessandrini anglais : coupe courte sur les côtés, longueur maîtrisée et bien fixée, barbe de trois jours, port altier et élimination précoce. Il était soutenu dans sa quête du trophée par Wilshere, toujours présent dans la catégorie « lad des banlieues populaires avec un sens du style inné », oreilles dégagées et mouvement des cheveux parfaits. Derrière, la folie de Sturridge et de Sterling n’a pas su trouver l’équilibre avec la sagesse presque ennuyeuse de Kane et de Dier - sans compter l’erreur fatale de Vardy, cheveux coiffés en pics comme un vieil adolescent. Une quatrième place méritée.

Troisième place

Pogba

La France est le pays de la gastronomie et c’est bien connu. Il y en a pour tous les goûts. C’est aussi celui des #GroomingGoals et c’est nouveau. Les coiffures changeantes de Paul Pogba décomplexent et rappellent aux jeunes que la mode n’est qu’un jeu et qu’on peut faire mieux que Cissé. A ses côtés, Giroud illustre l’expression « être tiré à quatre épingles », et soigne son undercut et la mèche de sa Faux Hawk comme ses remises (à défaut de s’occuper de la finition). Autour d’eux, Griezmann a l’air d’un scout sage, Payet coordonne sa crête avec celle de son fils, Bacary Sagna a fait la paix avec les faux pas, Martial est fidèle à sa coupe depuis des années, et l’originalité de Coman trouve son pendant dans la sobriété de Jallet. Une équipe solide, qui a elle aussi son Vardy en la personne de Koscielny, mais bien plus audacieuse et homogène, ce qui lui permet d’accrocher la troisième marche.

Deuxième place

Italia

En football, les Italiens ne sont jamais aussi dangereux que lorsqu’on les sous-estime. En grooming, ils sont toujours présents et se hissent sans mal jusqu’à la seconde place, en s’appuyant sur des bases aussi classiques et solides qu’une défense à trois. Undercuts et buzzcuts, barbes noires et fournies… les hommes de la botte montrent que la mode est toujours leur affaire. Le plus bel exemple en est évidemment leur coach, Antonio Conte, qui présentait en 1994 une calvitie inquiétante, alors qu’il exhibe aujourd’hui une mèche aussi impeccable qu’artificielle.

Comme souvent, l’équipe s’appuie sur des hommes forts, et a même le culot de se passer de la légendaire classe de Pirlo. Cette année, ce sont Buffon et Pelle qui portent haut les drapeaux italien et du grooming. L’attaquant de Southampton a de nombreux imitateurs en Angleterre, donnant même son nom à sa coupe de cheveux qui lui donne un air de méchant de James Bond : raie apparente, vague gominée vers l’arrière et air ténébreux. Dommage qu’il ne sache pas tirer les penalties aussi bien qu’il sait se peigner.

En renfort, De Rossi, allure de guerrier, deuxième plus belle barbe du tournoi, flanqué d’un Bonucci qui aime le poil court sur son crâne et sur les joues : buzzcut et barbe de trois jours maîtrisée, tout en sobriété. Et pour les guider, Il Capitano, Gianluigi Buffon qui ose le cheveu long, peu fixé, qui bouge pourtant à peine plus que lui pendant les matchs. La sprezzatura et la sérénité.

Première place

Winners

Le titre de l’équipe la mieux groomée de cet Euro revient sans surprise aux Gallois. Invités inattendus du dernier carré, les joueurs au dragon sont portés par trois footballeurs en feu. La teinture blonde d’Aaron Ramsey illumine la carrière de Nasri en rappelant ce qu’elle aurait pu être, sportivement et capillairement. Osée, car le joueur porte sa barbe naturelle, mais maîtrisée, cette nouvelle couleur platine du joueur qui a signé chez Elite en 2014, est une des stars de l’Euro.

Elle éclipse même le man bun de Gareth Bale : si le choix de coiffure est un peu douteux, son utilisation, extrêmement pratique, pour couvrir une calvitie naissante sans recourir aux implants, fait gagner des points à son pays. La question se pose d’ailleurs de savoir qui du man bun ou de la calvitie est apparu en premier : en tirant sur le cuir chevelu, la tension exercée par le chignon arrache les follicules de cheveux, ce qui crée des plaques alopéciques qui, évidemment, nuisent à la crinière. Ce phénomène, appelé “traction alopecia”, peut être la cause d’un front dégarni, de pertes de cheveu et d’une calvitie autour des tempes, et peut même causer des infections et des problèmes de peau.

Mais si le Pays de Galles monte aujourd’hui sur le toit de l’Europe capillaire, ce n’est pas grâce à ses stars, mais bien à l’aide d’un milieu de terrain de Crystal Palace. Joe Ledley vient en effet de s’arroger le titre de plus belle barbe du football : elle a même aujourd’hui son propre compte Twitter. Son poil est long, soigneusement taillé. Splendide, en somme, et accordé à une coiffure sobre. Le trio gallois était supérieur et largement suffisant pour s’imposer cette année.

Mention spéciale :

Quaresma

Impossible de ne pas saluer l'impressionnante coiffure arborée hier en finale par Ricardo Quaresma. La superbe plume dorée du joueur de Besiktas Istanbul pourrait tout à fait être la palme d'or de cet Euro grooming. Double victoire pour lui.

Et bonne nouvelle : dans deux ans c’est la Coupe du Monde.

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